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Mélenchon devrait prendre exemple sur Noël Mamère. Plutôt que de lancer des rumeurs studides car inutiles, futiles et démenties contre Ségolène Royal, sous couvert d’un voyage de réflexion en Amérique Latine, il pourrait concentrer son énergie contre l’action présidentielle. Non, il préfère, chaque jour un peu plus, montrer à quel point il craint (pour lui ?) Ségolène Royal.
Que le PS soit inutile au débat public, inexistant dans les luttes, inauddibles dans la critique, ce sont des évidences. mais les Verts ne sont pas mieux lotis. Eux, au moins, ont Noël Mamère.
Ce dernier est l’un des opposants les plus percutants contre l’action de Sarkozy depuis l’élection présidentielle. Il a la formule juste, remet la politique du Président en perspective et n’épargne rien. Sa dernière tribune dans Libération est exemplaire: “Les banlieues, drones sous surveillance“. Mélenchon devrait la lire et méditer. Sur son triste sort.
Extraits:
(…) Les discours à répétition sur le Kärcher, l’identité de la France, la colonisation positive, les caractéristiques de l’homme noir, les rafles jusque dans les écoles, les amendements concernant l’ADN et l’exclusion des sans-papiers de l’hébergement d’urgence ont une seule et même logique que je n’ai cessé de combattre depuis des mois : trouver des boucs émissaires, stigmatiser, racialiser la question sociale. (…)
La société de surveillance des drones et le bio pouvoir instauré par l’ADN sont en train de transformer la démocratie et de dessiner la société du futur. Accepterons-nous sans résistance ce «monde merveilleux» où une partie du corps social vivra la peur au ventre, confinée dans un apartheid qui ne dit pas son nom ? La société se laissera-t-elle prendre en otage par un Etat autoritaire surplombé par un surpouvoir monarchique qui règne sur un espace où chaque individu est sans cesse repéré, fiché, examiné, enregistré à son insu, où ses moindres mouvements sont surveillés par des milliers de caméras de vidéosurveillance ? Ce totalitarisme soft doit être combattu pour ce qu’il est, la négation des valeurs qui, de la Révolution française à la Résistance, en passant par 1848, la Commune ou Mai 68, ont forgé la seule identité nationale que je reconnaisse et qui se lie dans les trois principes inscrits sur les frontons de la mairie de Bègles et des 36 000 communes de France : «Liberté, Egalité, Fraternité».
J’appelle les maires dont les habitants vont être l’objet de cette suspicion généralisée à faire respecter ces principes en déclarant leur ville «zones hors surveillance aérienne». Les drones ne passeront pas dans le ciel de ma commune.
C’était l’une de ses récentes journées où l’on annonçait à répétition l’officialisation du divorce des Sarkozy. Il ne fut pas question de Nicolas ni de Cécilia. Nous étions plusieurs. Atmosphère conviviale. Clavier me semble sorti des Bronzés 3, cette débauche d’argent vulgaire. Il pris 15 minutes à raconter son expérience de gastronome. “Je n’y connais pas grand chose.” Il a été admis dans le club des 100, un groupe de gastronomes qui se réunit de repas en repas. “Au moins, personne ne m’a demandé ce que cela faisait de connaître Sarkozy” a-t-il déclaré en fin de soirée. Il était détendu, souriant, aimable, et même humble.








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