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Mercredi 30 janvier, je suis allé à la République des Blogs. Vendredi 1er février, sur la terrasse d’un café parisien, je retrouvai un blogueur anonyme, une icône. Une référence.
Nous sommes un peu l’Armée des Ombres. Anonymes, gratifiés par notre combat, plus experts dans notre domaine que bien des journalistes. Nous bloguons pour le défoulement, la conviction, la résistance.
A la République des blogs, Martin P est arrivé comme un bullldozer. Sa voix porte loin; Martin P est Frère Jean. Tu le bouscule, il te bascule.
Dagrouik est Robin. Il écoute, cherche et tire juste, au milieu de la cible. “Sarkozy est-il fasciste ?” se demande Eric, très amusé – à juste titre – de la video de Stallone “endorsant” McCain contre Chuck Norris soutenant Huckabee dans la campagne américaine pour l’investiture républicaine. Ivannoui est réaliste: les Français tueront Sarkozy à cause du pouvoir d’achat. Ils se foutent de quelques tests ADN ou immigrés clandestins defenestrés. Kerviel pourrait être notre Dreyfus. Il faut ravaler notre nausée, “it’s the economy, studpid“. “Chirac n’était pas si mal que ça“. Abadinte nous a rejoint à table. On a discuté de Jospin (il est pas mort, celui-là ?).
J’y rencontre aussi Romain, de Criticus. A la différence de Martin, je loue son ouverture. On discute. Il est “patriote“. Moi aussi, mais sans doute pas du même pays. Il a voté Sarkozy par défaut. J’ai voté Sego par envie.
Je rencontre Authueil, et nous convenons qu’il est agréable de se “chatouiller” entre camps opposés. Il est rapidement absorbé par un étudiant de Sciences Po en recherche d’interviews. La République des Blogs est devenu un lieu de junket, pour ceux qui savent ce que cela veut dire.
Je croise Luc Mandret, trop occupé par son “job“. Un groupe Modemiste surgit vers 22h et s’installe pour dîner. Point d’échange. Pas grave. Je reconnais Virginie Votier. Il faudra que je lui adresse la parole la prochaine fois. Julien reste absorbé. Un assistant parlementaire “du Parti Radical“ m’explique qu’au moins Borloo travaille. Je n’ai pas osé lui balancé un Test ADN dans la gueule. Trop gentil.
Je suis parti trop tôt pour discuter avec Wildo. J’aurai aimé voir Nicolas, CeeCee, o16o, Olivier Bonnet, ou Maxime. J’ai raté Maître Eolas.
48 heures plus tard, mon correspondant anonyme m’a encouragé, rassuré. “Nous sommes un peu l’Armée des Ombres“. Pseudonymes, rencontres anonymes, protection des sources, cloisonement. Nous ne sommes pas sous Vichy. Point de Gestapo à l’horizon. Mais une vraie résistance cachée. Mon correspondant est admiratif des Vigilants. Son blog attire par milliers chaque jour.
Bloguer est gratifiant. Nous n’avons pas besoin de nous réunir pour être éventuellement gratifiés d’une reconnaissance. Nous travaillons tous les deux dans une entreprise privée. Tous les deux semblons frappés par l’ignorance, à gauche comme à droite, des coulisses de l’entreprise.
Un autre sujet de blog sans doute.
Pour l’isntant, vigilance.
Le spectateur attentif du cercle politique aura noter que droite et gauche se disputent les attributs de la modernité. C’est d’ailleurs l’un des fondements de l’offensive idéologique de Nicolas Sarkozy depuis 2002. Le récent traître Eric Besson a lancé son parti des progressistes, avec le concours de Tony Blair jeudi 31 janvier. Pourtant le clivage Conservateur/Progressiste est l’un des plus obsolètes et creux qui nous soit restés du XXème siècle.
Je suis “conservateur“. Je souhaite protéger la planète, défendre les droits sociaux des plus faibles (comme ne pas travailler le dimanche), ou conserver la laïcité absolue et sans compromis du modèle républicain français, pour ne citer que trois exemples.
Je suis “progressiste“ partisan de l’homo-parentalité, de l’interdiction de l’enseignement religieux avant la majorité, ou de la cogestion intégrale des entreprises de plus de 50 salariés.
“Etre progressiste c’est se situer dans le cadre de l’économie de marché tout en cherchant à en corriger les effets” a expliqué Eric Besson. Pourtant, c’est le propre de la social-démocratie depuis près d’un siècle (cf. la SFIO et le Congrès de Tours). Est-ce un progrès ?
Abandonnons les concepts creux.
le sénateur Michel Mercier, pressenti pour un poste ministériel lors du prochain remaniement gouvernemental, a démissionné de la présidence du Modem du Rhône. Il devrait choisir de soutenir à la liste UMP de Dominique Perben. Ce dernier est donné perdant.
Le candidat Modem Christophe Geourjon a lui annoncé samedi 2 février qu’il allait rejoindre la liste de Dominique Perben.
L’observateur distant que je suis ne comprend pas le Modem. Anne-Marie Comparini était l’une des figures honorables du parti. Elle fut découragée. Dominique Perben est donné perdant et dépressif. Toute cette confusion apparaît comme une démarche personnelle de Mercier. Une envie de reconnaissance nationale par la Sarkofrance ?
Le Modem a pesé lourd à la dernière élection présidentielle : François Bayrou avait obtenu 22% des suffrages au premier tour.






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