Cette formule me fait penser à une autre, “rap de droite”. La même association a priori improbable de deux réalités. Nathalie Kosciuscko-Morizet est une écologiste convaincue. Inutile de lui nier cette qualité. Elle est pourtant de droite. Inutile de le contester. Sa récente épreuve de force avec sa propre majorité laisse un goût amer: l’écologie “de droite” n’a aucun avenir devant elle.

NKM est sensible à la dégradation de l’environnement. Elle se distingue d’une autre espèce d’écologistes “de droite”, celle d’Antoine Waechter; une écologie politique qui visait le “ni droite ni gauche” pour finir dans la défense des espaces verts.

NKM est troublante. Elle croit sincèrement à la réussite de son positionnement sur l’échiquier politique. L’écologie est une pourtant théoriquement radicale. Elle se heurte aux lobbies agro-alimentaires, automobile ou industriels en tous genres. Elle vise un changement total de nos habitudes. En France, comme en Allemagne, l’écologie politique est précurseur sur la parité, le mariage homosexuel, l’homo-parenté. Elle assimile la défense collective (notre planète) et individuelle. Elle est plus associative et décentralisée que jacobine et centralisatrice.

NKM est de droite. Une curiosité.

Si elle ne servait pas la plus grande politique de régression de ces 30 dernières années, elle en serait intégralement sympathique. Dommage.