Dans 2 semaines, je fêterai la 1ère bougie de Sarkofrance, et ma première bougie de blogging. Je suis devenu blogueur grâce à Sarko.

Il sera temps, dans quelques jours, de s’engouffrer dans les bilans, les numéros spéciaux de chacun.

Un an après ce funeste 6 mai, je n’ai plus de haine. Nicolas Sarkozy m’amuse. Je ne cache pas ma désapprobation de sa politique. Je ne cache pas non plus ma surprise. Un échec en rase campagne aussi rapide et incompréhensible.

J’avais peur, il y a un an.

La réaction à chaud, écrite sur le vif, toujours en page d’accueil de Sarkofrance, en témoigne.

Mes 2 enfants pleurent, ma femme console; je rassure; il est 20H et quelques minutes; 53% des Français ont choisi Nicolas Sarkozy comme Président. Si ce dernier applique son programme, la France sera dans un état de ruine et de confrontation civile comme elle n’en a pas connu depuis 60 ans. Le cas contraire, il aura menti. Quelque soit l’option, nous serons perdants.”

Je n’ai plus peur aujourd’hui.

Pourtant, la vie est triste, la situation est grave. Je n’ai plus peur car tout s’est vérifié. Sarkozy devait échouer, il a échoué. J’ai cru un instant ne plus connaître mon propre pays, ne plus reconnaître mes compatriotes. J’ai cru être si marginal que l’exil en devenait nécessaire.

Et bien non. Sarkozy s’est vautré, planté, cassé. Et de la pire manière qui soit : son caractère l’a trahi.

Ami Sarkozyste, tu n’es plus là.

Tant mieux.