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Et si j’avais tort ?

C’est une question que je me suis posée; que je pose moins depuis un certain 6 mai. Cette élection a ravivé une conscience.

“Il faut souffrir pour guérir”

Vous l’avez déjà entendu sous une forme ou une autre : “Les réformes sont nécessaires” ; “il faut savoir se  remettre en question.”

Primo, j’ai une petite formule secrète pour tester la validité de la proposition de réforme: étudier si le riche perd autant que le pauvre; si l’opulent se serre autant la ceinture que le fragile. Quand le gros dit qu’il est temps de maigrir, il y a anguille sous roche.

Par exemple, grâce à Chirac, je paye moins d’impôt. Mais mon salaire de cadre sup y est pour beaucoup. Grâce à Chirac, mon épouse a fait partie des “chômeurs recalculés.” Ceux à qui on a dit un matin qu’ils cesseraient d’être indemnisés. Pour elle, ce n’était pas grave car j’étais là. Mais pour d’autres ?

“La réalité s’impose à tous”

C’est vrai. C’est pourquoi on peut dire que je suis globalement à gauche. Parce qu’il faut influer sur la réalité pour qu’elle s’impose à tous. Sarkozy m’a décomplexé sur le sujet. Il a réintroduit le volontarisme politique. C’est l’une des qualités que je lui reconnais. Il s’en sert à tort et à travers; ainsi, Sarkozy traque le sans-papier qu’il croît déstabilisant pour la société française… mais il n’arrive pas à le trouver. Incroyable. Le con.

Autre exemple, la lutte des classes est une évidence historique. Mais les classes n’en ont pas conscience. Et quiconque s’est précipité fin 1989 en Allemagne de l’Est ou en Tchécoslovaquie après la chute du mur de Berlin préfère jouer avec le concept de la dictature du prolétariat avec prudence. la lutte des classes dit tout et se constate tous les jours; mais elle ne dit rien sur comment s’en sortir, comment concilier et survivre.

“Les tiens sont incapables”

C’est le reproche le plus dur. “Nous” avons gouverné. “Nous” ? Où commence et où s’arrête le “nous” ? Roland Dumas ou Robert Badinter ? Dans une famille, il faut peut être assumer les mauvais garçons et les échecs.

Combattre l’ennemi mais n’être pas sûr de son propre camp ? Gouverner, c’est assumer ses erreurs. Etre opposant quand Sarkozy est au pouvoir est douloureux, mais facile. Quiconque a distribué des tracts pour le Parti Socialiste sur les marchés en 1992/1993 sait de quoi je parle.

Finalement, je n’ai pas tort. Tout ceci est subjectif. Il ne faut pas convaincre que Sarkozy a tort; que Ségolène a raison. La droite n’a pas davantage raison que la gauche.

La droite fait mal à certain(e)s. La gauche pense à d’autres.

Choisis ton camp, camarade.

Google, via Picasa, permet de regarder d’un seul coup d’oeil ou presque, toutes les illustrations téléchargées sur le blog Sarkofrance. J’ai eu peur. Ce fut comme voir résumer plusieurs mois de travail de Sarkofrance.

Servez-vous.

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Lianne et Tarzan 25 décembre 2008

Affiche PC 2008

Juan Sarkofrance vaudou

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