C’est peut-être la première initiative écolo politique que depuis bien longtemps que je peux saluer: Daniel Cohn-Bendit a proposé une liste européenne commune aux Verts, aux partisans de Bové et de Hulot. Un front écolo large, pour occuper un espace politique vidé de son sens par les querelles picrocolines des Verts et la récupération sarkozyste.
Tant mieux, et bravo.
Il paraît qu’il se démène pour rassembler. Les Verts français n’ont pas vraiment le choix tant leurs messages sont devenus inaudibles, à l’exception de quelques positions locales fortes et de l’efficacité médiatique d’un Noël Mamère. Les participants au Grenelle de l’Environnement peuvent se réjouir de sa tenue, … et c’est tout. Le Grenelle a joué le rôle de gros édredon pour étouffer les récalcitrants anti-OGM ou anti-nucléaire. Et José Bové semble statufié depuis le score ridicule de son absurde candidature présidentielle de 2007. Alors, c’est pour quand l’unité ?
Depuis quelques mois, Daniel Cohn-Bendit est à la manoeuvre pour monter une liste de rassemblement des écologistes, allant des Verts à Corinne Lepage, en passant par Nicolas Hulot et José Bové. En grand ordonnateur de l’écologie politique française, l’eurodéputé s’est démené. Un “comité de pilotage” a été mis sur pied avec des responsables associatifs, notamment de la Fondation Nicolas-Hulot, mais aussi de Greenpeace et de la puissante fédération France nature environnement (source).
