Cette crise médiatico-boursière m’inspire de la colère. A l’instar de Raphaël Anglade, il y a matière à hurler sa rage.
Que sont les libéraux devenus ? La queue entre les jambes, les voici quémandant l’aide des pouvoirs publics. Ceux-ci, socialement proches, les aident bien volontiers avec nos impôts. On socialise les pertes, mais les bénéfices resteront privés. J’enrage de n’entendre aucun mea culpa, de ces traders français expatriés à Londres ou New York qui nous expliquaient combien la vie est simple et libre de ces contraintes étatiques. Et ces sarkozystes libéraux qui nous expliquaient que seule la valeur travail est méritoire, que l’Amérique est un modèle d’entreprenariat; que les pauvres n’ont qu’à se secouer un peu pour sortir de leur conditions; que la propriété pour tous était l’avenir. Le flemmard était l’ennemi de la gente sarkozyste. On découvre que des traders acharnés au boulot et des prêteurs sans scrupules ont coulé le système qui les a nourri.

La crise des subprimes est celle d’un système double : on a prêté aux pauvres en spéculant sur la bulle immobilière. Banquier et traders, même combat, même chute.

J’enrage aussi de lire un noniste opportuniste m’expliquer que l’Europe devrait se bouger. Laurent Fabius, pour ne pas le nommer, se réveille un peu tard. En juin 2005, il voulait nous convaincre que l’union politique européenne devait être refusé car elle était génétiquement corrompu par l’orthodoxie libérale. On attend toujours son plan B.

Cachez vous tous, et ne revenez plus.