J’ai toujour cru que la pire erreur du communisme (à part le Goulag – désolé les gars, c’est mon côté Amnesty International) était d’avoir cru que le capitalisme était un système pensé et mis en oeuvre par des individus identifiables. La réalité est différente. Il n’y a pas de système préétabli. Le capitalisme est certes un système, c’est-à-dire un ensemble de règles et de comportements organisés. Mais personne n’en est responsable. Karl Marx a le mieux décrit son fonctionnement. Ses thutérifaires n’ont rien compris.

On peut lire aujourd’hui que le capitalisme actuel est mort. La crise provoquera les consciences. Les semaines noires se succèdent.

Dans LE MONDE, Immanuel Wallerstein nous explique que “Le capitalisme touche à sa fin“. Il a raison quand il écrit:

Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation.

Il enchaîne ensuite :

“quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l’équilibre, et l’on assiste alors à une bifurcation.”

En d’autres termes, le capitalisme est en passe de disparaître. C’est un constat, comme celui d’un biologiste témoignant d’une étape de la vie naturelle. Inutile de crier au Grand Méchant Loup comme Arlette Laguiller. Wallerstein est convaincu qu’un autre système est en passe d’émerger. On ne pourra le décrire que dans 5 ou 10 ans. Il sera la somme de nos actions individuels.

Cette interprétation de notre réalité met la politique au premier plan.

Bougez vous

Bougeons nous.