
Ségolène Royal a le chic pour trouver l’expression inattendue. Un(e) autre qu’elle aurait trouvé une expression directe ou franchement choisi la langue de bois. Elle dit simplement ce à quoi elle pense, et qui résume sans doute le mieux la situation particulière dans laquelle elle se trouve. Sur TF1, mercredi soir, elle casse l’effet d’annonce souhaité par Laurence Ferrari, pour déclarer :
“C’est vrai, que j’en ai envie.”
La phrase est lâchée. Certains critiqueront l’absence de combat. Pourtant, avec 29% des suffrages socialistes, fallait-il s’installer comme en terrain conquis ? D’autres attaquerons le soit-disant flou des intentions face au Modem . Qu’y avait-il de plus simple à répondre que cette “question n’est pas d’actualité“, que l’on n’est pas encore au second tour de l’élection présidentielle ? Ségolène Royal, cheval de Troie du Modem ? Ouaf ! Ouaf ! Rigolons un peu.
Dagrouik a publié le document de travail proposé par Royal aux autres motions. Honnêtement, chers amis, qui pourrait le critiquer ? Faut-il rester dans l’appel à “rassembler la gauche” ? (Echo, echo, echo)
Faut-il crier au loup orangé du Modem, 3 ans avant la prochaine élection présidentielle ? Ouaf ! Si les Verts, les communistes et le NPA (et le “Parti de Gauche”) font 30% des voix réunis, on s’en foutera du Modem ! Si les Verts, les communistes et le NPA font moins de 10% des voix réunis, …. que fera-t-on ? On chantera l’appel à la gauche pour le second tour ? Il n’y a que le parachuté déchu Razzy Hamadi pour faire semblant de croire à ses propres cris au loup…
Paradoxalement, la meilleure chance du Parti Socialiste pour 2012 sera peut être à trouver du côté des écolos… Si l’alliance de Hulot à Bové trouve son bon positionnement, si elle dévoile l’hypocrisie écolo du Grenelle sarkozyste lors des prochaines élections européennes, si le PS laisse une seconde force émerger san vouloir lui chiper sans conviction ses thèmes de campagne, la/le candidat(e) aura son réservoir de voix alternatif au Modem.
Face à ce constat, Bertrand Delanoë est disqualifié. A Paris, il a réussi sa réélection sur la base d’un référendum personnel qui a vidé les Verts et n’est pas reporductible à l’échelle nationale (Qui est donc socialiste et libéral aujourd’hui ?). Martine Aubry s’est scotchée avec le sparadrap Fabiusien, une étiquette collante qui lui aliénera longtemps les ouiistes.
Un partout, la balle au centre.
Elle a envie, et vous ?
