Enchaîné au MODEM ?


Lancelot m’a gentiment associer à une chaîne modemiste. Il faut dire que j’avais insisté. Le principe est de citer deux doutes et trois espoirs concernant le MoDem. J’aurai bien inverser les proportions, mais les chaînes se respectent.

Premier doute: le positionnement du MODEM.
C’est une évidence. Tantôt à droite, tantôt à gauche, le Modem cherche à manger l’espace réformiste et progressiste du Parti Socialiste. Sans vouloir paraître archaïque, le clivage droite/gauche existe. Ce n’est pas le seul, mais en période de crise, il devient essentiel. Le soutien aux plus faibles aux détriments des plus forts est primordial. A droite, quand on est à court d’arguments pour défendre la légitimité de la loi naturelle (et leurs versions "policées" appelées le "mérite" ou "la main invisible du marché"), on s’abrite derrière le besoin d’efforts et de sacrifices pour atteindre le bien commun. Le Modem reste flou sur ces questions très générales.

Second doute : de quel héritage le Modem se réclame-t-il ? Les racines d’un mouvement politique sont un élément important. Chacun se glorifie de moments prestigieux, et cache ou trie ses propres heures sombres. L’héritage d’un parti fait avancer les consciences et solidifie les groupes. Le Modem lui se pose en rupture avec sa propre histoire. Ses chefs la justifient conjoncturellement. Ses supporters (et notamment Quitterie ou Luc) la conçoivent plus profonde, comme la relève d’un parti de centre gauche fossilisé par son propre héritage.

Premier espoir : le Modem, comme d’autres, porte une envie de renouvellement politique. L’émergence d’une nouvelle force politique en France est difficile, tant le pays est sclérosé. Imaginer que le président de la République de 2017 figure déjà parmi les têtes d’affiche actuelles de la scène politique est en soi démoralisant.

Second espoir : le Modem pourrait dépasser certaines contradictions historiques de la gauche comme la rigueur budgétaire contre la politique sociale, l’environnement contre l’industrie.

Troisième espoir : dans une France menacée par une monarchie poutienne, le Modem devrait être un allié républicain à même de défendre les libertés publiques et le retour à davantage de parlementarisme.

Je refile cette chaîne à quelques confrères left-blogueurs, Nicolas, Marc, Rocrocodile kinépeuthe, Donatien et Dagrouik.

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4 réflexions sur “Enchaîné au MODEM ?”

  1. @Lancelot: pervers
    @donatien : qui aime bien chatie bien
    @Nicolas : justement, t’es tranquille pour réfléchir … :-)

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