Rares sont les sujets qui divisent autant et accumulent autant de clichés que le conflit Israël-Palestine.En France, les défenseurs de l’Etat hébreu sont généralement convaincus que les médias et l’opinion publique est antisémite. Et les supporters de la cause palestinienne pensent généralement qu’au contraire les médias sont complices d’Israël et occultent le drame palestinien.

1. Solidarité avec Israël

Les récents combats à Gaza, leurs milliers de blessés et de réfugiés, leur centaines de morts y compris civils, laissent Israël isolée. De gauche à droite, on traite Israël de tous les noms, de tous les maux.  Certains confrères affichent le drapeau palestinien. L’extrême gauche hurle contre les attaques sionistes. Même les Verts re-parlent d’occupation et d’assassinats de civils.

Pourtant, je ne peux que comprendre l’autodéfense israélienne, sans parler – évidemment – de son droit à l’existence. Israël s’est créé en 1948. Elle a toujours été la cible facile des intégrismes de tous poils, une distraction aisée pour tous les tyrans voisins de la région. Une démocratie pleine d’imperfections et d’inégalités dans un Proche Orient plus habitué aux dictatures militaires, féodales ou religieuses. Bref, les Palestiniens ont été instrumentalisés depuis 60 ans. Les critiques occidentales qui accusent Israël de disproportion sont aisés alors que même le Hamas exige des centaines de libération de prisonniers contre la vie de l’otage Shalit. Et je préfère Shimon Pérès à Bassar El-Hassad et Hosni Moubarak.

Je vous invite à lire régulièrement Mediarabe.info, qui écrivait récemment:

Les masques tombent : la ligne de démarcation séparant la Syrie et l’Iran de l’Egypte et d’Arabie, passe par Gaza et prend Israël en étau

“Les masques sont en train de tomber, l’un après l’autre, laissant apparaitre les détails du scénario dessiné par le Guide de l’axe irano-syrien, l’Ayatollah Ali Khamenaï, et dont la réalisation est confiée à Hassan Nasrallah qui se revendique “soldat dans l’armée de Wilayat Al-Faguih”, et à la direction du Hamas. Malheureusement, ce scénario, doté de milliards de dollars investis dans le Hezbollah et le Hamas depuis des années, prend en otage les civils, tantôt Libanais, tantôt Palestiniens, et toujours Israéliens.”

2. Solidarité avec la Palestine

La cause palestinienne est légitime, évidente, sans contestation de droit ni de principe. Sous prétexte d’existence et d’autodéfense, Israël s’est autorisé beaucoup de choses: ne pas accorder les mêmes droits civiques à ses habitants arabes; coloniser des zones hors des frontières internationalement reconnues; répliquer de façon disproportionnée aux attaques sporadiques; tuer des civils par erreur. Il lui a fallu des décennies pour accepter le principe d’un Etat Palestinien.

Ne pas prendre parti d’un camp contre l’autre, c’est toute la difficulté de l’exercice. Je ne brandirai de drapeau ni palestinien ni israélien. La réalité du monde est souvent grise.