L’antisarkozysme n’est pas une politique.

par sarkofrance

C’est une réflexion d’un ami journaliste. Je vous dirais plus tard de qui il s’agit. Là n’est pas l’important. Il s’inquiétait du traitement de l’actualité, de l’avenir politique, des blogueurs influents intéressés par la chose publique.

Hum.. Serais-je visé ? Paradoxalement, l’antisarkozysme ne m’intéresse plus. L’opposition à la personne elle-même du chef de l’Etat n’est plus qu’un facteur d’analyse, un sujet parmi d’autres. Tout a été dit. Tout est connu: il est agité, ou nerveux, autoritaire, ou colérique, dilletante, flemmard, plutôt ignare, très orgueilleux, et évidemment ambitieux. De temps à autre, quand l’actualité s’effoule ou que le président dérape, son comportement prend le dessus dans nos billets de blogueurs.

Mais fondamentalement, ce n’est plus la critique majeure. Il sera temps, d’ici 2012, de rappeler combien cet homme n’a pas le comportement responsable qu’on attend du chef de l’Etat.

Les vrais sujets sont ailleurs : sa politique, sa conduite des affaires, la défense de son clan, la posture de ses proches, la France qui souffre en silence, la cassure sociale cachée sous la “rupture des tabous“.

Effectivement, je ne suis plus seulement antisarkozyste.

Et vous ?

6 Commentaires à “L’antisarkozysme n’est pas une politique.”

  1. Mon antisarkozysme bien qu’il soit viscéral, je sais qu’il n’est que passager comme le sera ce triste personnage lorsqu’il aura été renvoyé de la gestion des affaires publiques.

    Je trouve que le titre du bouquin de Badiou “de quoi Sarkozy est-il le nom” dit bien ce qu’il en est. Ce type n’est qu’un tartuffe, le faux nez d’une politique malsaine qui est mise en oeuvre.

    Placé dans d’autres contextes Sarkozy aurait tenté d’accéder au pouvoir de la même manière. Par exemple, je suis sûr qu’il aurait un excellent apparatchik sous le régime soviétique…

    Alors non, je ne suis pas seulement antisarkozyste et bien heureusement !

  2. Vous avez raison sarkosi est vraiment un ignare ce qui conduit à une politique désastreuse de petit chef de clan.

    Le grand danger est que la parole de la France n’est plus respectée à l’étranger. Donc, l’image de la France se ternit…

    Pour la politique économique, si la colère devient trop grande, l’explosion sera inévitable car c’est une politique de classes, on est bien revenu au Moyen-Age.

    Le PS n’ a pas réussi à rendre audible son plan et la grande difficulté est bien de construire un projet économique viable puisque l’on ne sait pas de quoi demain sera fait ?

    Il faut rassembler, unir les Français et construire avec eux, je dis bien avec eux un programme qui donnerait un Espoir dans l’Avenir.

  3. As-tu lu ce billet ? http://netsansdetour.blogspot.com/2009/04/les-taureaux-qui-se-croient-fins-en.html
    je pense aussi que si les blogueurs politiques continuent à taper ensemble sur des cibles qu’on leur désigne, cela ne fera pas avancer

  4. Selon E.Todd.

    Taper sur Sarkozy est une activité saine.
    Mais il ne faut pas s’en contenter.

    C’est un bon motto

  5. Je crois, pour ma part, qu’il ne faut pas inverser les rôles et se « culpabiliser » outre mesure. On pourrait rétorquer au journaliste, dont Juan a parlé, que beaucoup de citoyens sont aussi inquiets de la manière avec laquelle l’actualité est traitée dans notre pays, notamment de sa partialité qui, souvent, confine à la bienveillance à l’égard de Sarkozy. Dans les revues de presse faites à la télévision, il est rare par exemple que l’on évoque le point de vue des quotidiens étrangers. L’antisarkozisme se nourrit de l’absence de contre poids médiatique (plus particulièrement dans l’audiovisuel). Sa virulence est proportionnelle à la complaisance affichée par beaucoup de médias (même si, bien entendu, il y a heureusement des journaux, des journalistes, des émissions critiques, voire hostiles… il ne manquerait plus que ce ne soit pas le cas).

    Les blogeurs (« influents » ou pas) utilisent les moyens qui sont les leurs dans leurs critiques (plus ou moins vigoureuses) du sarkozisme, selon leurs goûts et leurs talents. Il me semble qu’ils n’ont pas nécessairement vocation à se substituer aux partis politiques d’opposition qui, eux, existent pour élaborer et proposer des programmes alternatifs.

    Mais si certains d’entre eux ont la volonté, les capacités, et le temps d’émettre des propositions, pourquoi pas ?

  6. L’anti sarkozysme “primaire” ne me semble pas pertinent. Je suis plus dans l’anti néo-libéralisme…

    Sarkozy est le produit d’un système politique où les divergences entre droite classique et gauche gouvernenmentale ne sont plus très importantes, pour preuve ces élus qui basculent à droite ou qui hésitent…

    Un système où le principal parti d’opposition, malgré ses postures électoralistes, a renoncé à transformer la société et a adopté “TINA”…

    Bref, sauf événement politique majeur, Sarkozy sera réélu en 2012

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