J’ai pensé hier à fermer SARKOFRANCE, et ses déclinaisons.

J’ai commis l’erreur de publier un billet sur l’HADOPI, à contre-courant de mes amis et confrères. Comme je l’expliquai à Jacques Rosselin, fusiller l’adversaire, et se faire fusiller ne me dérange pas, bien au contraire. Mais cliver mon camp à ce point contre moi ne m’intéresse pas et m’a choqué. J’ai voulu arrêter tus mes blogs mercredi soir, comme ça, sans facherie ni rancune.

Je n’ai pas de souci à entendre la contradiction. J’avais moins d’inhibitions à tacler des blogueurs adversaires, même ceux que je respecte. La violence de certaines réactions émanant de gens que je ne connais pas m’a surprise. J’ai crains de décevoir et cliver mon propre camp politico-blogosphérique. Certains des blogueurs que j’apprécie ont également exprimé leur opposition, avec gentillesse et courtoisie.

Globalement, ce simple billet a été commenté une petite cinquantaine de fois, et suscité un petit millier de lectures.

Je ne reviendrai pas sur le fonds, j’ai été touché de certains témoignages de sympathie post-affaire. Le fonds du problème est celle du débat politique blogosphérique. Je ne suis pas blogueur. J’y ai été poussé par réaction instinctive, un entêtement obsessionnel, le besoin de faire quelque chose dès le 7 mai 2007.

Cette micro-affaire narcissique a simplement entamé un lien avec le bloguing lui-même. Certains d’entre nous ont eu cette expérience curieuse.

Un jour, sans crier gare, un évènement, fusse-t-il mineur, rend obsolète en un instant nos attachements d’hier.

Amis, lecteurs, blogueurs, ne vous arrêtez pas.