L’ami Dagrouik a récemment écrit qu’il ne souhaitait plus être publié ni repris par Marianne2. Il expose très simplement ses 3 raisons principales : des désaccords avec un autre blog associé à Marianne2, la ligne édito du journal et/ou du site, et le sentiment sans doute légitime de se faire exploiter à bosser gratis.
Personnellement, je reste attaché à Marianne2. Côté finances, j’ai encore un emploi qui me permet de bloguer sans avoir à penser à me faire rémunérer. Si je tombe au chômedu, la chose changera. Mais pour l’instant, je préfère que les billets soient lus par le plus grand nombre. Et qu’importe s’ils sont gratuits. Ami(e) lectrice/lecteur, tu es prévenu(e): je ne suis pas payé par Marianne2, ni par personne d’autre, et ne souhaite pas l’être.
Marianne2 s’est associé des blogueurs d’obédience diverses. Je déteste quand ils tapent sur Sego, s’amusent d’Aubry, fustigent Cohn-Bendit. Mais c’est comme ça. Marianne2 est à l’image du magazine. Une position politique incongrue, que d’aucuns qualifieront d’extrêmiste centriste, clairement républicaine, pas forcément européenne. Marianne et Marianne2 ressemblent aux gens avec j’ai envie de discuter, d’échanger, de débattre.
Un jour, Marianne2 me jettera. Sans doute. Sans complexe. Un jour, je jetterai Marianne2. Comme l’ami Dagrouik. Je sais que nos associations sont éphémères. Elles peuvent durer des lustres, ou s’arrêter du jour au lendemain. Un changement de rédacteur, un désaccord insumontable, une audience qui baisse.
Pour l’instant, Marianne2 est l’un des rares médias à nous ouvrir ses portes sans nous demander des comptes. En ces temps, je vois l’opposition comme une Armée des Ombres, qui doit retrouver un esprit de résistance commun, solidifier ses chapelles, dépasser ses divisions.
Merci à eux.
