Le point de non-retour
Plus j’écris dans mes différents blogs, plus je me dis qu’un point de non-retour a été franchi. Inutile de se voiler la face. L’écriture blogosphérique est archivée, “googlisée“, “technoratisée“. Dans 6 mois, deux ans, 10 ans, des traces de ces écrits, de ces coups de gueule seront toujours à portée de clic de n’importe quel internaute malin. Même si l’on décidait de tout fermer, tout détruire, tout retirer, la tâche serait trop immense.
Des remarques désobligeantes et les confessions personnelles traînent sur Twitter, sur Facebook, dans des mails de Sarkofrance. Ces blogs ont pris une importance réelle qu’il me prend à penser qu’ils sont devenus un obstacle au boulot, une vie parallèle qu’il faudra un jour assumer.”Ca arrivera un jour” m’a dit un collègue. Il devait inconsciemment être rassuré à l’idée que ma progression professionnelle puisse être un jour ralentie par ces prises de positions blogosphériques une fois dévoilées.
Les “grands” médias s’interressent, toujours avec quelques mois de retard, aux nouveaux usages du Web. Lors de la campagne de 2007, ils ont découvert les blogueurs. Ces derniers mois, c’est Twitter qui surgit. Il y a 10 mois, ils parlaient de Facebook. A chaque fois, on nous explique que des DRH, des services secrets, des journalistes curieux de personnalités publiques regardent cela avec intérêt.
Ces articles crééent une pression sociale inutile. “Tu devrais faire gaffe” nous conseille-t-on régulièrement. Gaffe à quoi ? A la sanction ? En 2020, si mon corps (et non Dieu) me prête vie, j’espère que mes enfants, alors adultes, se souviendront avec tendresse de ces tatonnements politiques anonymes.
les petites racailles ne pourront être que fières en effet
Vivent les papas papous !
Juan et si l’important était dans :
“Mon petit papa,
Tu es ma part de lumière
Celui que j’aime
Le plus sur Terre.”