Je préfère les filles à poil qu’en Burqa

A tout prendre, je préfère contempler une femme nue que sous un voile et un grillage. Mais j’apprécie que nos règles sociales ne m’impose pas la nudité de mes semblables. Ainsi va la société. C’est un ensemble de règles, c’est-à-dire d’interdiction.

Le débat sur la burqa a évidemment glissé sur le terrain de la religion. Pourtant, elle a peu à voir avec l’Islam à l’origine. C’est une coutume de certaines tribues, qui nous viendrait du fin fonds des montagnes afghanes et pakistanaises. Certains fondamentalistes l’ont récupéré, la belle idée. Un grillage sur le regard.

On a pu entendre, à la radio et à la télévision, des reportages figurant de jeunes femmes ravies de s’être dédiées à leur Seigneur, ou de se protéger du regard des autres. “Je ne suis pas une terroriste” disait l’une d’entre elles. Certainement. Là n’est pas le problème. “Sans ma burqa, je serais nue” dit une autre. Il y a bien d’autres façons, mademoiselle, de se sentir habillée. Que répondrais-je à une naturiste qui m’infligerait une remarque du genre : “Avec un habit, je me sens sale” ?

Il n’y a rien d’insultant, ni d’irrespectueux, à vouloir interdire, contredire la volonté de certaines de se cacher du monde.

L’estimé Nicolas le dit avec ses mots : “Au nom de la liberté, on peut très bien interdire le port de ce machin en pensant aux femmes qui n’ont pas la liberté de porter autre chose.”

7 commentaires
  1. D’un autre côté, des filles nues sous la burqa, on doit pouvoir rigoler avec, non ?

  2. David75 a dit:

    Moi j’aime bien Angélique marquise des anges sous son voile transparent.

  3. polluxe a dit:

    Bon finalement j’ai rapatrié la photo dans mon dernier billet… et pour l’instant pas de troll insultant… Je suis déçue…

  4. wildo a dit:

    ben non – ni à poil ni en burcqa ! Quelle idée !

  5. Il est utile de rappeler les principes républicains :

    8 BRUMAIRE an 2 (29 octobre 1793)
    Décret relatif aux vêtemens des personnes des deux sexes (L. 16, 346 ; B. 36, 83.)

    Art. 1er. Nulle personne de l’un et de l’autre sexe ne pourra contraindre aucun citoyen ni citoyenne à se vêtir d’une manière particulière sous peine d être considérée et traitée comme suspecte et poursuivie comme perturbateur du repos public. Chacun est libre de porter tel vêtement et ajustement de son sexe que bon lui semble.

    Art. 2. La Convention nationale n’entend point déroger aux précédens décrets rendus sur le fait de la cocarde nationale, sur le costume des prêtres et sur les travestissemens ainsi qu’à tous autres décrets relatifs au même objet.

    Art. 3. Le présent décret sera inséré dans le Bulletin du 9 brumaire.

    Source : Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens avis du Conseil d’état

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