Conversation.
Juan: “Et Girard, il a décliné ?”
XXX: “Non, on ne lui a pas proposé. Un poste de ministère, ça ne se décline pas.”
Juan: “Faut pas exagérer.”
XXXX: “André Vallini, il y a quelques mois, il n’a rien décliné. C’est lui qui a fait fuiter dans la presse son propre nom pour la succession de Rachida Dati. Sarko n’a pas apprécié.”
Cet extrait (reconstitué) d’une conversation post-ministérielle cache mal mon écœurement. Christophe Girard, André Vallini, Jack Lang, Claude Allègre, … la liste est longue de ceux qui auraient été tentés par un strapontin ou un poste ministériel auprès de Sarkozy. A lire les motivations (rapportées) de Michel Mercier (Trésorier du Modem devenu ministre des campagnes mardi dernier), on est tout aussi surpris : “il avait envie d’être ministre.”
Pas d’honneur, que de l’humeur.
Y-a-t-il quelqu’un dans la salle pour assumer sa tâche de collaboration ? Ses tâches et sa collaboration ? Ces motivations professionnelles ou narcissiques m’impressionnent toujours. Fausse neutralité. Herpès démocratique. République de courtisans.
“Un ministère, ça ne se refuse pas“… Ah bon ?
A la Libération, vous serez tondu.
