Vous avez peut-être remarqué un banderolle publicitaire pour Courrier International sur SARKOFRANCE. Certains confrères posent régulièrement la question de ces journaux qui nous sollicitent, parfois. Pourquoi collaborer sans être payé ? VENDREDI a ouvert une voie, noble, celle de rémunérer (modestement mais réellement) les billets les plus longs que le journal publiait. Dagrouik s’est demandé pourquoi il devait rester “blogueur associé” de Marianne2, pour attirer du trafic chez eux sans en percevoir

J’ai l’impression d’être un “jaune“. Pour les non-initiés (peu nombreux ici), le “jaune” est ce briseur de grève. Certes, il n’y a aucune grève. Mais une interrogation manifeste. Je publierai avec plaisir, et gratuitement, partout où je pourrais.

Mon blog n’est pas personnel. Il n’est “que” politique”. Je ne cherche qu’une chose : que ses billets soient lus. Qu’ils suscitent l’envie de voir l’actualité avec un autre angle que celui habituellement proposé.

(D’ailleurs, êtes-vous sûr que je les écrive tous ? Sommes nous plusieurs, disséminés dans les médias, ou dans quelques grandes entreprises, à écrire sous le nom de JUAN ? L’un d’entre nous s’est il dévoué à se montrer, au péril de sa carrière ?)

Quand l’Express me sollicite, je m’interroge : un  article ? Pourquoi pas. Ils savent où ils mettent les pieds; je ne changerai pas; je ne veux surtout pas être payé. Je critique souvent l’Express. J’ai été surpris d’être contacté. Je connais personnellement certains de ses journalistes. Je sais qu’ils ne sont pas tous à l’image de leur magazine.

Quand Marianne2 m’accepte, je dis merci, car la parole reste libre. Et si je contribue à leur traffic, tant mieux.

Etre lu ou être reconnu ?

C’est la question, légitime, que posent certains blogueurs. Etre reconnu signifie être rémunéré pour un travail réel. (Suffisamment) salarié, je n’ai (pour l’instant) pas besoin de cela. En revanche, être lu est l’objectif premier. A quoi bon faire un blog sinon ?

Les médias ne nous utilisent pas. La presse souffre.

Si nos blogs lui donnent quelques couleurs, c’est tant mieux.