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Je souhaite clore une séquence entamée par une rencontre avec Julien Dray la semaine dernière et une polémique médiatico-judiciaire parallèle sur l’enquête le concernant. N’étant ni expert ès Socialisme français ni militant de ce parti, je prête le flanc trop facilement à des critiques, parfois légitimes, sur ce sujet coriace.
Emachede, sur son blog CPOLITIC, a répondu point par point à un précédent billet sur l’affaire Dray. Il a raison de souligner que les symboles Bling Bling peuvent faire mal à la gauche (que n’écrirais-je sur mon blog si DSK élu président s’affichait en Rolex et voitures de luxe !), que la justice doit enquêter partout, que l’électeur usé par les beaux discours a droit à un minimum d’exemplarité de la part de ses dirigeants politiques. A mon sens, il a tort (à moins que mon billet n’ait été clair) sur un point : Dray nous a défendu l’exclusion sans compromis des “débauchés de l’ouverture,” un point relativement important pour votre serviteur toujours prompt à dénoncer ces néfastes collaborations.
Mais mon argument demeure : davantage occupé à surveiller la Sarkofrance qu’à osculter les profondeurs de la vie politique française (d’autres le font mieux que moi), je déplore (1) l’ampleur du coup de projecteurs sur cette affaire (2) systématiquement à charge dans la totalité du corps médiatique (Libé, L’Huma, Le Figaro, Mediapart, Le Monde, etc), (3) à un moment aux d’autres affaires, au moins aussi graves, trainent dans les placards de la Justice de Sarkofrance.
Je ne suis pas naïf (quoique): la révélation d’une affaire, en France, ne doit généralement rien au hasard. L’enquêt sur les emplois fictifs de la Mairie, pour ne citer qu’un exemple, doivent beaucoup à la rivalité des droites en 1995. Dray est puni à un nmoment jugé opportun par … (suspense ?). On le sait. Il se défendra.
Un autre estimé confrère a tenté de m’apprendre quelque chose en révélant, dans un commentaire, que Dray et Cambadelis se détestaient de longue date. En écrivant un court billet sur “Camba”, je cherchais (et je cherche joujours) à comprendre le chemin suivi par le Parti Socialiste. Cette démarche n’est pas close. A force d’incompréhension personnelle (et collective), il faut bien commencer à s’intéresser à ses incapables qui voudraient nous diriger. Dray a simplement pointé du doigt sur une question qui fâche: à quand remonte la dernière bonne décision politique (pour son camp) de Jean-Christophe Cambadélis ? J’avoue, sans être un expert, que je ne sais pas. J’ai dû passer quelques heures de rattrapage nocture sur Google, Dailymotion & Co pour tenter de me rassurer. Camba n’est pas le seul responsable. Evidemment. Mais, dans son cas, ces plantades répétitives sont tellement évidentes qu’elles en deviennent drôles.
Reste un enjeu, trop brièvement évoqué dans cette séquence, la suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel. Cette idée, me semble-t-il devrait être débattue. A titre personnel, je suis farouchement favorable à ce que la gauche se présidentialise au maximum pour le prochain scrutin, et farouchement favorable à ce qu’elle ait le courage de supprimer ce bonapartisme qui la mine. Depuis 1958, nous avons perdu 5 à 1.
Au fait, quelqu’un a-t-il mis la main sur le rapport Tracfin relatif aux valises de billets de l’UIMM ?






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