Jean-Paul Jody: “réponses de” et “à” l’auteur

J’ai commis une erreur. Un récent billet écrit à l’occasion d’une critique littéraire du Monde sur le roman « La Route de Gakona » de Jean-Paul Jody, m’avait donné l’occasion de parler complots et rumeurs. Le propos était moins sur l’ouvrage lui-même que les différentes théories complotistes qui accablent régulièrement les Etats-Unis, et notamment ses forces armées, de tous les maux, y compris naturels, qui frappent notre planète. Mais le billet était violent, injustement violent.

 Dont acte.

L’auteur m’a exprimé sa tristesse, expliquant notamment que son propos n’était pas de soutenir de telles thèses, mais simplement d’écrire un bon thriller. Il s’en défend d’ailleurs sur un blog créé autour de l’ouvrage vers lequel je vous renvoie bien volontiers.

A titre personnel, je suis un grand fan de tels ouvrages. Le sien bénéficie de nombreuses et positives critiques, répertoriées pour partie sur le blog de l’auteur (l’Humanité, Sud Ouest, Ouest France). En cherchant un peu, je suis tombé sur un billet contradictoire avec mon reproche initial:  celle lue chez« Vent Sombre » reproche à l’ouvrage de desservir les dites thèses complotistes. Un comble !

Je n’ai pas l’intention de transformer ce blog en un lieu de critique culturelle, sauf à défendre des coups de coeur et des plaisirs. Si la critique du Monde a fait (provisoirement) mouche, c’est qu’elle tapait sur un sujet personnellement sensible : les théories du complot, formidables véhicules d’inspiration pour la littérature ou le cinéma, m’apparaissent comme des “armes de destruction” massive quand elles dérapent dans la sphère politique. Certaines sont de surcroît plutôt populaires à gauche, à mon grand regret.

Mille excuses à Jean-Paul Jody de l’avoir embarqué dans mes propres paranoïas.

1 commentaire
  1. Bonsoir,
    J’ai un peu de mal à comprendre ce qui vous avez pu lire dans ma chronique sur le livre de Jody, en tout cas sûrement pas de servir ou desservir les thèses complotistes puisque j’ai précisé que cette position était tout à fait indécidable. Et qu’en fait, elle m’intéresse plutôt passablement.

    Ce que j’ai dit du livre de Jody, c’est que c’était, à mes yeux, un mauvais roman. Que l’auteur aborde des thèmes devant investir le champ de la réflexion et de l’action civique et politique (par exemple la question des armes dites non-létales) est tout à fait louable, mais il n’en reste pas moins que c’est un roman médiocre.

    Cordialement

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