Alzheimer ou grippe A ?
Je n’avais pas pensé écrire cela un jour. Je me souviens d’une phrase, il y a trèèès longtemps, de mon père, m’expliquant qu’il préférerait le suicide – ou l’euthanasie – à une vieillesse décrépie. Je devais avoir une douzaine d’années. Depuis, la vieillesse ne m’a jamais inquiété, bien au contraire. Rien de réjouissant évidemment, mais plutôt l’envie de passer la vie avec le moins d’encombre possible, le plus rapidement possible. A l’image de cette chanson de Renaud, déjà ancienne.
L’arrivée d’enfants dans le foyer avait expulsé la question du suicide. Mais en lisant qu’un chercheur avait peut-être trouvé un protéine contre la maladie d’Alzheimer, je me suis souvenu de ces paroles familiales. Alzheimer faisait partie de ces situations critiques, à l’époque, qui pouvaient valider l’option d’une fin de vie volontaire. Envisager le suicide comme la fin de sa propre vie avant la déchéance est une questions sérieuse, troublante, évidemment définitive.
Quand la science progresse, elle élargit le champs des possibles.
L’OMS est prise dans un joli scandale. Ses conseils de précaution anti-grippe A auraient été influencés par des consultants par ailleurs rémunérés par les labos pharmaceutiques. “Les liens d’intérêt entre 6 experts de l’OMS et des firmes pharmaceutiques sont avérés” écrivait le Parisien. On se souvient de cette annonce discrète, quelques mois avant les premiers cas de grippe A et la visite de Nicolas Sarkozy au Mexique, de Sanofi: la firme inaugurait une usine de fabrication de vaccins anti-grippe au Mexique … “au cas où”.
L’OMS, relayée en France par notre ministre nationale Roselyne Bachelot, aurait exagéré les risques de pandémie. La santé est une affaire de confiance.
Quand la science devient commerciale, elle enferme le champs des possibles.