George Frêche était sur Canal+ mardi soir. Il fut fier. Il n’a rien lâché. il n’a sas doute fait qu’une bouchée de Jean-Michel Apathie. Ce fut presque fascinant.
Pour mémoire, j’ai déjà dit sur ce blog que les dérapages du patron de la région Languedoc Roussillon ne m’inspiraient rien d’autre que le dégout. N’en déplaise aux esprits vigilants du politiquement correct, à celles et ceux de propre famille politique (votez Europe Ecologie le 14 mars !), George Frêche, vu de Paris (modestie, humilité, etc), me semble aussi victime d’une vindicte bien-pensante bien facile.
Je n’ai pas vraiment compris ce que le “reproche” que Frêche a adressé à Fabius avait d’antisémite, émanant d’un maire souvent accusé de prosélytisme pro-Israël. Le maître Desproge expliquait qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. C’est bien le sujet. Que le PS ait attendu cette saillie pour se décider à lancer une liste socialiste autonome contre Frêche fut stupide et ridicule car trop tardif.
Mardi soir, George Frêche était fier et combattif : «Je ne résiste pas à Solferino mais à Martine Aubry. Elle est l’élue de la fraude au Parti socialiste. Elle ne fait que passer. Elle m’utilise comme punching-ball pour sa campagne des présidentielles. Elle essaie de m’utiliser pour prendre de l’avance sur Strauss-Kahn, Ségolène Royal ou Hollande».
Il y a une dizaine de jours, j’écrivais : «Frèche me fait penser à un Frédéric Lefebvre de gauche, le talent politique en plus (lui au moins, a gagné des élections).» J’avoue que ce soir, mon commentaire fut plus que validé.
