Que fait Chantal Jouanno avec Sarko ?

La campagne des élections régionales s’est achevée. Dimanche, une majorité de Français semblent s’être décidé à ne pas aller voter. L’urgence est pourtant au vote. Toute la semaine, le camp sarkozyste a tenté de convaincre à la fois son coeur électoral de droite (cf. le discours sécuritaire qui fit choux blanc) et les plus centristes d’Europe Ecologie. Comment convaincre un écolo-sympathisant que droite et gauche sont bonnet blanc et blanc bonnet en matière d’écologie politique ? C’est une gageure.

L’écologie politique, qu’elle qu’en soit la version, implique un changement de modèle. On peut s’entendre avec un maire UMP pour défendre un espace vert. Là n’est pas l’important. L’écologie politique demande de changer les priorités de la croissance. Elle heurte le “Big Business”, fait peur aux multinationales de l’agro-industrie, demande une reconversion eco-compatible de l’industrie.

La gauche apporte à l’écologie une vigilance sociale indispensable. Le débat nucléaire, que l’UMP  tenté d’agiter cette semaine, devrait pouvoir se régler en quelques discussions. Un Grenelle du nucléaire aurait eu de la gueule ! Mais Sarkozy n’organise des Grenelles que sur les sujets qu’il veut neutraliser. Le Grenelle de l’Environnement a servi de vacarme, le temps d’un automne post-élection présidentielle. Il s’agissait de montrer qu’il s’intéressait au sujet, et de donner une part de voix aux réfractaires (industriels en tous genres, etc) au moins aussi importantes qu’aux écologistes pur jus.

Comment Chantal Jouanno fait elle pour rester avec Nicolas Sarkozy ? Son propos écolo est vide, sauf quand il s’agit de servir l’argumentaire sarkozien. L’exemple de la taxe carbone fut exemplaire. Faire payer la réduction des dépenses carbone par les familles les plus fragiles était une belle idée… de droite. La gauche a rappelé à certains écolo que l’écologie sera sociale ou ne sera pas. C’est la seule façon de résoudre les divergences entre gauche tradi et écologie politique.

Il y a un autre aspect de l’écologie politique que l’on oublie souvent. La mouvance écologiste a été de tous les combats pour les libertés individuelles, précurseur sur le mariage homosexuel, l’homo-parentalité, ou la parité homme-femme. Cette composante-là est incompatible avec la droite. Pour une Roselyne Bachelot qui défendit le PACS, combien de Vanneste dans les rangs umpistes ?

Dimanche, le vote est simple.

11 commentaires
  1. Made a dit:

    Juan, je ne pense pas que je vais aller voter , je ne veux en aucun cas “cautionner une aubry” qui me fait vomir à longueur de journée, je suis aussi désespérée que les 80 % de gens qui n’ont pas voté dans les quartiers populaires. Il est vrai qui j’y habite depuis presque 40 ans…

    La campagne nationale a été un désastre tout a été organisé pour faire la “claque” à des gens qui se prennent pour des leaders mais qui n’ont aucun messages d’ESPOIR.

    Lorsque j’ai vu les “3 grâces”, il était bien évident qu’elles se foutaient de moi.

    Quel message avaient- elles pour les jeunes qui “errent” désespérément parce qu’ils n’ont pas de boulot ???

    Le plus terrible, c’est qu’elles vont se pavaner dimanche sur les plateaux TV en faisant croire qu’elles ont gagné.

    • Made, il faut voter. Voter c’est éliminer le pire, pas nécessairement voter pour le meilleur.

  2. marc a dit:

    pas d’accord made, s’abstenir c’est cautionner les éléments (débilitants) de langage de l’ump…
    je votre demain comme la semaine dernière…

  3. Lucn a dit:

    Mary Poppin’s Duflot et ses deux fées de Gauche (Aubry, Buffet)
    contre Capitaine Crochet (Sarkosy).
    Faisons semblant d’y croire jusqu’à lundi, pas plus,
    (tant que les fées seront fausses).

  4. 100% de cet article est justifié (à gauche)

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