Dominique Strauss-Kahn et ses proches flippent. On l’a bien senti ces dernières semaines. Ses communicants ont tenté d’éteindre l’effet du livre de l’anonyme Cassandre, “DSK, les secrets d’un présidentiable.”
Cette attaque n’est pas surprenante. DSK est une menace pour de nombreux jaloux, à gauche comme à droite. Le procédé est détestable. A lire les “bonnes feuilles” et autres extraits, on n’apprend pas grand chose : l’homme est calculateur, amateur de la bonne chair. Chacune de ses interventions est soignée et calculée.
Et alors ?
La démarche sert plusieurs intérêts divergeants : l’agacement de certains rivaux du Parti Socialiste est une piste peu sérieuse. Il paraît que Cassandre est une ancienne proche de DSK. Qu’aurait-on s’il s’était affiché comme l’un de ses ennemis ? On peut croire à une déstabilisation venant de l’UMP. Il y a 10 mois, DSK avait prévenu Sarkozy de calmer ses troupes. Frédéric Lefebvre, l’obscur porte-parole de l’UMP et ancien fidèle du Monarque, avait été cité dans l’ouvrage « Holdups, arnaques et trahisons ». à propos d’une éventuelle candidature de DSK à la présidence: « Il ne tiendrait pas une semaine. On a des photos, elles existent! On les fera circuler, ça ne plaira pas aux Français! » aurait-il prévenu, à l’automne 2006.
Même sans partager les idées de DSK, on partager ce simple constat : cette attaque est triste et minable.
