Je ne suis pas un grand amateur de football. J’avoue même avoir éprouver une satisfaction égoïste à contempler le naufrage des Bleus lors de cette Coupe du Monde de football. Leur succès n’aurait pas manqué d’aviver une grossière communication sarkozyenne, à l’instar de l’intervention présidentielle en mai dernier pour décrocher l’organisation de l’Euro 2016 en France. Et là, je vous avoue, la coupe aurait été pleine.
Les difficultés des Bleus ont généré toutes sortes de commentaires plus ou moins légitimes, farfelus ou surprenant. L’affaire Zaïha, il y a des mois, a choqué quelques esprits prudes. Personne ne s’est demandé pourquoi cette affaire avait été dévoilée. A qui profite le crime ?
On a aussi critiqué les méfaits de l’argent-roi qui aurait transformé nos Bleus et bleuzailles égoïstes sans esprit d’équipe. Que je sache, ils n’étaient pas smicards en 1998 ou en 2000.
On a entendu Roselyne Bachelot ou rama Yade faire semblant de s’intéresser au sujet. Pour le coup, je ne leur en veux pas. La pauvre Roselyne devait répondre à l’incompréhension populaire devant les piètres performances de notre équipe. Mais ce n’est pas son job. Une ministre des sports est censée travailler à la promotion du sport chez les citoyens, à développer les moyens d’accès et de pratiques. L’entendre se transformer en entraineur amateur avait quelque chose de risible.
Nicolas Sarkozy a réagi à l’affaire Anelka. Il était à Saint-Pétersbourg pour parler gouvernance et finances mondiales. Ne pouvait-il pas expliquer aux journalistes qui l’interrogeaient sur le sujet qu’il avait autre chose à faire que de commenter les altercations entre un joueur et son entraineur. L’entendre donner des leçons de politesse avait quelque chose d’indécent
