Ma consoeur Aliocha a (gentiment) mal pris que je catalogue son blog comme “blog de filles” dans une revue il y a quelques jours: “me voici donc cataloguée” écrit-elle, “ce qui en soi m’apparait déjà insupportable car je hais les étiquettes, et qui plus est embrigadée à l’insu de mon plein gré dans la catégorie des « blogs de fille », celle-là même que je fuis par-dessus tout.”
Loin de moi l’idée de catégoriser la gente féminine de la blogosphère dans un ghetto soigneusement étiqueté. Je n’ai jamais, ô grand jamais, perçu une quelconque différence de raisonnement entre hommes et femmes en matière politique (et dans plein d’autres matières d’ailleurs). La vraie différence est dans la stigmatisation, le procès en incompétence, la critique machiste. Ce sont des clichés, mais des clichés bien réel.
Il m’importe donc, régulièrement (mais insuffisamment), de rappeler les billets de certaines consoeurs, en explicitant clairement que ce sont des femmes, et de montrer qu’il n’y a pour ainsi dire pas grande différence avec ce qu’un M-A-L-E pourrait écrire sur les mêmes sujets. Aliocha explique son pseudo masculin, l’envie d’utiliser à plein les capacités du virtuel (je comprends, j’étais une femme sur Second Life il y a longtemps); mais aussi “l’idée qu’une pensée fémnine était moins facilement prise au sérieux.” Quelle drôle d’idée… Je lis Agnès, Mrs Clooney, Olympe, CeeCee (depuis les premières heures de mon blog, avec ses citations sarkozystes du jour qu’elle a depuis abandonné), Kamizole (toujours très active) et même Aliciabx (même si elle m’a étrillé quand j’ai critiqué le No Sarkozy Day).
Le bloguing politique n’a pas de sexe.

