Je ne saurais trop vous conseiller la lecture d’un excellent billet, pédagogique, démonstratif et engagé, du blogueur Superno : "Et si Sarkozy n’était pas au second tour en 2012 ?"
Evidemment, le titre de ce billet m’a agréablement supris. Pessimistes comme nous sommes tous, surtout dans le camp antisarkozyste, nous ne sommes pas très nombreux à rêver d’un succès présidentiel en 2012. Pour tout dire, vu l’état du pays, je ne suis pas sûr d’avoir envie de voir mes leaders politiques préférés se taper le sale boulot de 2012 à 2017 et subir une disqualification politique ensuite. Les parenthèses à la Jospin-gauche plurielle, ça suffit, non ?
Superno, dans son billet, fait un calcul assez simple, si évident qu’il est surprenant que d’autres ne l’aient pas fait avant lui : vu les prévisions de sondages (avec tous les inévitables bémols qu’il faut conserver en tête sur ce type d’exercice à deux ans de l’échéance), si l’on additionne les scores potentiels des candidat(e)s potentiel(le)s, il ne reste pas grand chose à Nicolas Sarkozy pour le premier tour : 14%, comme son score aux élections européennes de 1994.
L’hypothèse Superno repose cependant sur l’idée d’une nouvelle candidature alternative à droite, pour l’instant incarnée par Dominique de Villepin. Une perspective loin d’être acquise… financièrement. Car Sarkozy sait une chose, comme d’autres : il faut conserver le contrôle du parti, de ses moyens, notamment financier.
