Quand Nicolas Sarkozy s’est exprimé, de façon préméditée, sur l’affaire de Pornic et la disparition de la jeune Laëtitia mardi 25 janvier dernier, lors de sa visite à des chantiers navals de Saint-Nazaire, il a utilisé le terme "indicible" pour désigner l’horreur qu’il devinait.
Il ne pouvait que deviner cette horreur, puisqu’à l’heure où il prononçait ces mots on ne savait pas grand chose du sort réel de la jeune femme. Mardi 1er février, les forces de l’ordre ont découvert quelques membres – les bras, les jambes, la tête – d’une jeune femme qui pourrait être Laëtitia, à en croire les déclarations du procureur local.
Difficile de ne pas être ému, manipulé par ses propres émotions et le travail médiatique habituel dans ce genre d’affaire. On sait, à l’heure tardive où j’écris ces lignes, que la jeune femme est morte d’étranglement. On ne sait pas encore tout.
Il serait inutile de théoriser sur la bonne conduite à tenir. Mon sentiment, ma réaction est que plus le crime est horrible, plus sa récupération politique est horrible. Qu’un constat officiel d’une défaillance de la chaîne pénale débouche sur des propositions indécentes d’appels à retraités est une chose incroyable.
