Comme un écho au numéro de la semaine de Marianne sur ces "électeurs de droite devenus allergiques à Sarkozy", j’ai retrouvé dimanche une douzaine d’amis et leurs proches qui, un soir du 6 mai 2007, ont voté pour le Monarque élyséen.
Plus un seul ne se reconnaissait dans le candidat victorieux de 2007. Le virage à l’extrême droite a choqué. Le Ni/Ni encore plus. Tous semblaient attendre Strauss-Kahn ou Fillon. Cette simple comparaison m’a presque terrifier sur le coup.
C’était un mauvais rêve. L’accomplissement d’un cycle. Attendre 3 ans et plus pour que l’indigent de l’Elysée soit reconnu comme illégitime serait une satisfaction.
Oui, l’éviction de Nicolas Sarkozy, comme le "malentendu d’Estaing" ou l’infâme parenthèse Nixon serait déjà une immense satisfaction.
Vu de gauche, elle ne suffira pas, évidemment.
A moitié.
