“Elle est trop clivante“, m’expliquait un aimable confrère, lors du dernier Kremlin des blogs. Les haines qu’elle suscite seraient aussi fortes que les adhésions. Je ne sais pas quoi penser de ce genre d’arguments. Le général de Gaulle fut la cible d’attentats de l’OAS. François Mitterrand, en 23 ans d’opposition avant son élection de 1981, suscitait également des haines incontrôlables, y compris à gauche.
Toujours est-elle que Ségolène Royal est tombée sous le radar médiatique. On préfère commenter François Hollande. Ce dernier a la presse dans la main, et les journalistes dans sa poche. Les sondages, fichues enquêtes, seraient trop mauvais pour elle, si encourageants pour lui. Même Dominique de Villepin déplace les foules (médiatiques) quand il sort une ébauche de programme alors qu’il n’annonce ni confirme sa propre candidature… Ségolène peut organiser des réunions -conférences, publier des communiqués, se déplacer sur le terrain – comme d’autres -, rien n’y fait.
Circulez, y a rien à voir…
