Si je meurs

par sarkofrance

Ma femme ne lit pas Sarkofrance. Parfois je me confie, tant l’exercice me pèse.

Ma fille s’en rendrait compte, après quelques semaines.

Parfois, j’écris à l’avance.

Si je meurs, Sarkofrance restera là, en l’air.

Ma femme n’a pas les codes.

L’ami Jegoun m’a fait penser à la chose.

Il y a quelques lecteurs ou lectrices qui savent que où trouver, sous Firefox, les mots de passe pour administrer un blog. J’ai aussi un petit carnet papier.

Je sais que tous mes confrères et consoeurs ayant franchi un certain âge, ayant perdu quelques ami(e)s peuvent comprendre pourquoi, certains jours, on écrit ce genre de billet sinistre.

29 Commentaires à “Si je meurs”

  1. Effectivement, je comprends que certains jours, l’on puisse écrire un billet comme ça. Allez zou courage, on s’accroche, gamin;-)

  2. ouaip…
    le blog est aussi une forme d’éternité… :)

  3. Je comprend parfaitement ayant eu il y a quelques petites minutes, comme une remontée de chaleur du torse à la tête; ce qui m’a fait subitement imaginer ma disparation, et par-là-même ce que je laisserai, comme ce que je ne laisserai pas sur cette planète. Vous savez, une vie, une existence, la personnalité palpable que je n’ai jamais été, comme la cruelle désespérance qui ébranlera quelques individus de rien du tout. Ceux-là même qui sont à la fois tout et rien, beaucoup en ce qui concerne chaque individualité, mais que poussière en ce très bas monde. Je vous remercie d’avoir bien voulu me lire. A quand, je ne sais vraiment pas.

  4. Ami si tu meurt un autre prendra ta place,on sortira les stylos, les claviers, de la paille ,ami entends tu nous nous brisons les barreaux des prisons de la Sarkozye pour nos frères….

  5. “Drôle” d’idée lugubre… Ou c’est un souci, et par sécurité, on consigne ses notes sur un carnet – l’ordinateur pouvant tomber en panne ; ou ce n’est pas un souci et “après moi, le déluge”.
    Que font les gens qui restent ? Ils continuent de vivre tout simplement, et de vous faire vivre autant qu’ils peuvent…
    Juste mon histoire personnelle dont tout le monde se fichera d’ailleurs : il y a 2 ans, ma mère décédait. Qu’en reste-t-il vu qu’elle n’avait rien, aucuns biens ou autres. Eh bien, il restait ses souvenirs : quelques phrases notées par ci par là, des photos, des articles de journaux, etc… en y ajoutant quelques témoignages de ceux qui l’avaient côtoyée, tout cela a fait un joli livre qu’ont réalisé mes filles, d’abord sur ordinateur, puis, par sécurité, elles l’ont fait imprimé sur papier. Cela dit, il est toujours en sauvegarde sur l’ordinateur…

    Par contre, est-ce que Sarkofrance s’éteindra, si Sarkozy est viré en 2012 ? La question est posée… Dans ce cas, plus besoin de mot de passe !

  6. Je te comprend très bien, mes jeunes années sont également loin et puis il faut que j’explique à mes neuveux, à mes petits enfants, mes enfants savent d’ou je viens, je suis aussi le seul qui connaît l’histoire de la famille.
    C’est la vie, c’est toujours facile à dire !
    Bonne soirée.

  7. Oui si tu meures… Mais tu n’as pas le droit de mourir!
    Parce que tu as des enfants en bas âge qui comptent sur toi , une femme et des amis qui t’aiment, des lecteurs qui admirent et apprécient l’énorme travail de mémoire que tu fournis chaque jour.
    Et pour toutes ces raisons prend soin de toi pour que la maladie ne t’atteigne pas, préserve toi en laissant au hasard le moins de chance de te frapper et lutte pour vivre le plus longtemps possible!

  8. Si tu meurs, il y aura plus grave que l’arrêt de ce blog !
    Et je te souhaite vraiment d’arrêter ce blog avant de mourir ^^

  9. Cher Juan,
    quelle idée ?…bien sur, notre existence ne tient qu’à un fil, mais au fond de moi, j’ai plutôt l’impression que vous vouliez tester vos amis blogueurs, connaitre leurs réactions,et bien, si vous disparaissiez, ” les coulisses ” n’existeraient plus, et un grand vide s’installerait dans mon existence de blogueur !! Nous ne nous connaissons pas physiquement, mais je vous assure que, quand j’écris sur votre site, j’ai l’impression de m’adresser à ma famille pour lui faire part de mes joies et de mes peines, de l’engueuler ou la féliciter, d’être d’accord ou pas, !! nous avons un but, gagner en 2012, et pour çà, il nous faut résister, s’unir, penser à ceux qui n’ont plus la force et le courage de lutter et vous, Juan, maintenez vous en bonne santé morale et physique, car vous êtes notre lien maintenant, pendant, et aprés 2012 !!

  10. Que nenni ! Trop facile de vouloir se faire la malle avant le départ des résidents du Château. Et puis, qui va traduire tous les matins, avec justesse et justice, les émotions de millions de Français ? Voilà quelques années que je vous lis; quand j’ai un ordi à portée de mains je me joins à vous et aux commentateurs, et formule ce soir le voeux de vous accompagner encore un certain temps. Euh..”un temps certain” me convient parfaitement.
    Fichtre…libérez-vous vite de cette sinistre carapace qui ne vous ressemble pas.

  11. Allons, allons Juan, n’exagérez pas vous êtes en pleine forme.
    Je comprends votre coup de blues, notre pays est en pleine panade et c’est la débandade. Mais c’est une phase dont nous allons nous sortir, peut-être pas sans mal et sans séquelles, mais je reste optimiste, les constats sont faits, les problèmes sont posés, nous trouverons bien les solutions car nous n’aurons plus le choix et c’est à ça aussi que servent les crises. Bon en ce moments sur Marianne2, les commentaires dérapent un peu, c’est l’effet de la pression qu’exerce sans relâche Sarkozy (“le Gollum”) et le choc de la chute de la maison DSK, mais les elphes et les hobbits de votre blog reprendrons bientôt la bonne direction.
    Mourir, vous ? ne me faites pas rire.
    A bientôt

  12. Je ne vous remercierai jamais assez, cher Juan, du travail que vous avez accompli depuis ce funeste 7 mai 2007. Plutôt que vos notes, que je laisserai bien volontiers à vos fans sur eBay, je lirais bien volontiers un vrai recueil de vos billets, un recueil en papier, vous savez ?

  13. Juan… ne sais quoi dire… ni penser
    Et espère ne pas avoir bien compris…

    Dans 42 semaines…. (sur la place de la Concorde ?)…!

    Sortirai une “cuvée spéciale…” promis… vous dois bien ça… vous m’avez aidée à “tenir”, une bouffée d’oxygène… respiration quotidienne…

    C’est une amitié bien réelle et reconnaissante que je voudrais vous témoigner…

  14. Je viens de lire le lien que vous donnez et je suis pleine de tristesse comme si ce garçon, Olivier, était un ami de mes enfants ou de mes petits-enfants. Même la mort d’un inconnu est bouleversante ,il avait de si belles années à vivre.Que le Paradis ,s’il exixte, l’acceuille.
    Merci de vos coups de colère , elles font du bien.

  15. En cliquant sur le lien on comprend mieux….

    Juan , “vous dites” j’écris à l’avance… mais vos billets collent à l’actualité…. et votre semaine de Sarkorance ne supporterait pas le moindre anachronisme. Ceci ne pourrait donc arriver ! (on se rassure comme on peut !)

    Désolée sincèrement pour votre ami Olivier…

  16. A vous tous, respectables et plus encore, si au lieu de vous lamenter, si vous fondiez l’amicale de ceux et celles qui font des fautes d’orthographe tous les trois mots, honte à vous qui avez bénéficié de l’école de la République de celle qui apprenait à lire, à compter et à écrire… malheureusement certains d’entre vous sont passés entre les règles les plus élémentaires de la conjugaison.. Mon arrière-grand-mère qui n’avait que son Certificat d’Etudes, -égal du Bac 2011- ne faisait pas des fautes d’orthographe et de grammaire aussi grossières que les vôtres. A bon entendeur !

    • Des noms, des noms. Vous nous casser les burnes, avec votre académisme, eileen et ce n’est pas la première fois, vous vous répétez. Votre pédantisme est aussi une grossièreté (j’espère que je n’ai pas fait de fautes).

  17. Juan, vous allez me faire le plaisir de ne pas mourir demain.
    Non, mais, ça va pas non ? On vous aime trop. Vous nous manqueriez trop. Et on continuera, mais ça ne sera pas pareil…. Allez zou, on continue et on se tait !!!

  18. Ne lâchez à aucun prix !
    Parce que nous “trinquons” tous dans notre vie, je tiens à vous dire, qu’en dépit des tempêtes on finit par rebondir. Sentimentalement, médicalement parlant, rien n’est impossible à braver, sauf, évdiemment si nous sommes en fin de vie…
    Parce que l’on découvre, un jour, que rien n’est définitivement acquis, on est rechargé en volonté et optimisme !
    Cordialement à vous.
    Mary Cherby

  19. Je vous rassure, JUAN, ce type de pensées sont de plus en plus fréquentes partout où l’on s’en rend compte de notre petitesse et de notre grandeur – Malheureusement, le rythme fou d’une vie superficielle, nous oblige à oublier ce qui est essentiel :
    -que nous ne sommes ici que de passage et que chacun d’entre nous a un rendez-vous inéluctable sans espoir de négociation,
    -que l’énergie ne meurt jamais…. qu’elle se transforme, ailleurs, et qu’elle va encore plus loin,
    -que, ici et maintenant, la seule importance de notre action se trouve dans l’intérêt commun (l’intérêt personnel est irrelevant et actuellement minable et dangereux),
    -qu’il faut, obligatoirement, développer la dimension propre à chacun d’entre nous, pour faire office de bouclier et de distance quand la réalité, avec ses lois inexorables que nous devons accepter avec sérénité, parait injuste et accablante.
    Parfois je me sens comme vous, mais heureusement je trouve toujours dans ma dimension spirituelle (éloignée de toutes les religions) la reflexion qui rallume toujours la petite flamme à l’intérieur de moi même qui me permet de percevoir, sentir et respirer la splendeur du monde, même dans son triste état actuel. Le thème de mon travail est justement celui-là.
    Vous me faites don, avec vos papiers, d’une connexion indispensable dans ma vie que je choisie solitaire pour contribuer, avec un travail d’écriture, à la bataille que vous et tant d’autres mennez contre la regression de notre civilisation.
    Nous sommes nombreux à être près de vous aussi en ce petit moment de faiblesse que vous rangerez où il faut pour vous rendre plus fort et pour continuer votre travail juste et généreux.
    Allez, Juan, allez, ouvrez encore plus grands les espaces de votre cerveau et rallumez votre petite flame intérieur en ce moment sombre….vous nous en donnerez des nouvelles

  20. Sarkofrance ne PEUT ni ne DOIT mourir, à la différence de son auteur, malheureusement humain …

  21. Assez pleurnicher, vivez si vous voulez que vos enfants petites canailles ou petites racailles puissent suivre des traces qui ont émues tant d’amis.
    Seriez -vous malade et quel en est le pronostique. Aux amis on peut tout dire.

  22. fichtre, que de messages. Pas d’inquiétudes, c’est un constat. Les blogs nous survivront. Parfois ils sont une autre facette inconnue de nos proches.

  23. Ce blog ne mourra pas, car les historiens du futur l’utiliseront.

  24. Salut Juan,
    Ca fait bizarre et mal de lire cela, comme un uppercut au menton… et je comprend cet état pour y être passé aussi. C’est bien le propre des blogs, d’exprimer l’actu, le quotidien, mais aussi des choses très personnelles et graves.
    Dans ces cas, on dit tous des banalités, du style courage, on pense à toi… mais au delà des mots, il faut que tu saches qu’il y a beaucoup de monde autour de toi, ta famille, une présence continuelle au travers des blogs, et une admiration pour ta manière de voir et d’analyser les faits de ce monde.
    Un de mes meilleurs potes est entre la vie et la mort, renversé hier par un abruti bourré et drogué… mais la vie continue. Elle est difficile, parfois vacharde, et certaines “misères” d’autrui font relativiser les siennes. Il faut faire le dos rond et attendre que ça passe, même si ce n’est pas facile loin s’en faut.
    Après la pluie, il y a toujours du soleil, n’est ce pas ?

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