Il y a quelques jours, la “marche des salopes” est arrivée en Islande. 2000 personnes se sont rassemblées à Reykjavik.
A Reykjavik, la SlutWalk a eu lieu sous le soleil, drainant de très jeunes femmes pour la plupart, parfois un landau dans une main, une pancarte dans l’autre. En mini-jupes et soutien-gorge, ou collants à résilles et hauts talons, elles ont défilé dans les rues, avant de se rassembler sur une place du centre ville pour des allocutions et un concert. “Look, don’t touch ! This is a dress, not a yes”, (“Regarde mais ne touche pas. Ceci est une robe, pas un oui “) pouvait-on lire sur les pancartes, en islandais ou en anglais. Ou encore : “Ne me dis pas comment m’habiller. Dis aux hommes de ne pas violer.” (source : Le Monde)
Le mouvement a paraît-il débuté à Toronto, au Canada, en avril dernier. Rien à voir avec l’affaire DSK. Et pourtant, je ne peux croire à des coïncidences.
J’ai lu ce témoignage d’une certaine Anna Jona, étudiante, dans le Monde : “Une femme victime d’un viol est toujours blâmée. Soit elle s’est habillée de façon trop sexy, soit elle avait bu, soit elle est rentrée seule le soir chez elle. C’est cette mentalité qu’il faut changer”
J’ai pensé, inévitablement, à ma femme et à ma fille. La première sait très bien combien l’homme dérape facilement. La seconde découvre qu’il faut trouver un juste compromis personnel entre ce que l’on veut montrer et les risques que l’on prend. On se surprend à lui conseiller d’éviter certaines tenues, non pas par pudeur, mais parce que la petite Lianne a préféré arrêter les cours de judo quand elle avait 10 ans.
Triste vie.
