En voyage incroyable de l’autre côté de l’Atlantique, il fallut s’accommoder d’une visite indispensable dans l’un des temples du divertissement made in USA, le parc à thème.Nous étions quatre, deux adultes, deux pré-ados, dans un lieu bien différent des divertissements “life is beautiful” à la Disney. Sans être accessible pour toutes les bourses, l’affaire était aussi moins coûteuse que l’horripilant Disneyland Paris.
Les Etats-Unis sont en faillite, ou presque. A l’aéroport, la queue fut interminable pour passer le contrôle des passeports (photographie, prise d’empreintes digitales), puis la douane pour les bagages. Il faut dire que 4000 employés d’aéroport (sur 47.000) avaient été placés au chômage technique depuis 13 jours par la Federal Aviation Administration provoquant la perte de 350 millions de dollars de recettes fiscales (sur les ventes de billets d’avion, notamment). Le motif ? Un désaccord entre l’administration Obama et la majorité républicaine à la Chambre des Représentants sur le budget.
Les Etats-Unis sont en faillite et l’on croise des mendiants au feu rouge ou à la terrasse des cafés. Le pays compte 600.000 sdf en moyenne chaque nuit. La Bourse s’effondre, mais la vie dans les rues ne semble pas s’interrompre pour autant. Tout juste la nouvelle du krach boursier de la semaine a-t-elle “pollué” les actu locales des tranches d’info du matin. Vendredi, la dégradation de la note souveraine des USA a été vécue avec un mélange d’étonnement, de résignation et d’agacement. On se demandait surtout comment WallStreet allait réagir. Un représentant de l’agence maudite Standard & Poor’s, dimanche matin, expliquait que cette dégradation est un signal politique qui ne devrait pas changer grand chose au coût du crédit pour les Américains. Un autre analyste expliqua que de toute façon, Wallstreet était d’abord nerveux à cause de l’instabilité européenne.
Ce weekend, 31 soldats américains, des Navy Seals pour l’essentiel, ont été tués en Afghanistan. La nouvelle a pris le pas sur le reste pendant quelques heures.

