Finalement, les gueules de bois en politique sont différentes de celles d’une bonne cuite. Elles frappent avec un effet retard. Me concernant, elle commence presque trois jours après. Sur le coup, dimanche soir, je n’ai pas réalisé. Dans la nuit, j’ai vu les larmes de Ségolène. Depuis, j’ai entendu François insister sur son ouverture; Martine sur son caractère.
Dimanche, j’avais compris qu’il manquerait quelque chose. Mardi soir, j’ai senti qu’il manquait effectivement quelque chose.
Les échanges sont convenus, prévisibles, empruntés.
Arnaud a publié sa lettre. On se fiche de sa lettre. Le gars a fait 17%. Il n’est pas au second tour. Point barre, comme dirait Dedalus. Je partage la déception de Rimbus. Entre vaincus, on se comprend.
Evah5 a publié un joli billet, sur une pionnière indéfectible. Ségolène Royal est un poil à gratter. Elle reste inclassable. Elle stresse l’Establishment, terme détestable mais qui désigne bien ce qu’il désigne.
Depuis lundi matin, j’ai compris que la politique, à gauche, redevenait “normale” pour quelques mois.
La révolte, le basculement, le ménage seront peut-être pour plus tard.
Merci Sego, pour ces 6 dernières années.

