… j’ai eu envie de pleurer, de vomir, et de taper. C’était donc une manipulation médiatique, une de plus, une de la pire espèce. Sur Twitter, mes amis Twittos ont aussi exprimé leur rage et leur dégoût.
C’est notre confrère Olivier Bonnet, sur son blog Plume de Presse, qui révélait l’affaire ce jeudi soir.
Je le cite pour ce paragraphe, et ensuite, allez chez lui, et soutenez-le.
Et que lit-on sur Twitter sous la plume du journaliste de La Marseillaise, Philippe Pujol : « Un flic m’avait glissé que le
#policier, déjà en mort cérébrale, serait « débranché » après la venue de#Sarkozy. Je ne l’ai pas cru. A tort. » Confirmation via Facebook, sur le mur de l’écrivain et ancien policier, Marc Louboutin, qui publie avant l’annonce de la funeste nouvelle un mystérieux message : « il semblerait, une fois encore, que le passage du Styx soit engagé pour l’un de nous. Charon ne sera pas payé encore de paroles, de discours, mais de notre tristesse à tous. Et peut-être un jour, de notre colère. » Dans la mythologie, le Styx est le fleuve qui sépare le monde des vivants du royaume de la mort, et Charon l’homme qui fait traverser les défunts… Puis il précise : « Je ne peux évidemment pas en dire plus, sans recoupement ni annonce confirmée, par simple respect de la famille, des proches et des amis et collègues du policier gravement blessé à Vitrolles puisqu’il ne vivent chaque minute, aujourd’hui, qu’accrochés à l’espoir. » Et puis tombe l’annonce : « L’État peut-il décider de l’heure officielle de décès d’un policier de terrain mort en service ? Question pas si anodine qu’il peut sembler… », réagit Louboutin. Et sa consoeur Bénédicte Desforges, elle aussi ex-flic et auteure, de commenter : « Depuis hier, un même homme est mort deux fois, et il ne s’est rien passé (j’espère que les gentils fonctionnaires en deuil ont fait leur petit chi-chiffre du jour pour fêter ça). » Louboutin parle ailleurs, au détour d’un commentaire, du « décès du Sous brigadier Eric Lalès que je connaissais depuis l’aube ».
Mise à jour, vendredi 9 décembre 2011, 21h: la journée s’est passée, peu de médias ont relayé l’affaire. LeLab d’Europe1 a fait son job: la police confirme l’aggravation de l’état du policier dès mercredi soir, puis sa mort “10 minutes” après la visite de Nicolas Sarkozy.
