D’un billet à l’autre, je lis toutes sortes de commentaires qualifiant l’auteur de ces lignes de trop ceci ou trop cela. La plus drôle et plus agaçante de ces critiques est cette remise en cause de ma “gauchitude“.
La dernière et incroyable preuve serait mon soutien à François Hollande. Et là, j’avoue, je ris ou je m’énerve.
Evidemment, on trouve toujours plus à gauche que soi. Pourtant, je pense en avoir une sacrée couche. Nous nous étions, il y a longtemps, sur ce blog et ailleurs, attribué des brevets. En 2009, j’avais donc expliqué que je soutenais, en vrac, la nationalisation des services de transports, d’énergie et de santé (mutuelles, assurances privées etc); l’établissement d’un revenu minimum sans condition (de travail, ni de recherche d’emploi, etc), la suppression de la TVA au profit d’une large imposition réellement progressive des revenus; la taxation quasi-intégrale de l’héritage, la suppression de l’élection du président au suffrage universel, l’imposition de la parité absolue dans les partis et toute élection municipale, régionale ou législative; la prison ferme pour les fraudeurs fiscaux.
J’avais plein d’autres idées, comme d’autres.
Dans cette liste primaire, il n’y avait rien d’écolo, mais nombre de ces mesures étaient soutenues par les écolos. J’aurai pu ajouter la sortie intégrale du nucléaire (qui penserait à se chauffer avec une grenade dégoupillée ?). A gauche, certains ne veulent pas sortir du nucléaire. Mais à droite, ils veulent tous le garder. Donc la sortie du nucléaire est une option … de gauche (olalalala… quel primaire !).
Je ne suis évidemment pas sûr que François Hollande soutienne telle ou telle de ces mesures. Et, après tout, je m’en fiche un peu.
On parle d’une élection présidentielle. Pas d’un concours de bisounours.
Il faut …. rassembler.
J’entends aussi nombre de remarques comme quoi mai 2012 ne changera rien, qu’il n’y a pas d’autres alternatives, etc.
