Elle aime bien Nicolas. Elle déploie une énergie prosarkozyste et anti-Hollande qui est presque réjouissante. Je m’en veux d’avoir conclu mes 249 chroniques hebdomadaires et autres billets de Sarkofrance d’un laconique “ami sarkozyste, où es-tu ?”. Le masculin employé semblait exclure les SarkozystEs.
C’est un aveu de faiblesse. J’ai toujours pensé que Nicolas Sarkozy incarnait une grossièreté très machiste. Cette façon de jouer les fiers-à-bras genre caïd de banlieue mais avec blazer des beaux quartiers. Je n’ai jamais considéré Nicolas Sarkozy comme féministe ni enclin à séduire plutôt les femmes que les hommes.
Bref, c’était une erreur de ma part. Ces derniers temps, nous avons à faire à quelques dames sarkozystes aussi farouchement attachées à démontrer que leur mentor a raison qu’à dézinguer les candidats de gauche. Observez ces “atouts” prétendument “charmants” qu’on nous envoie au front de la défense: NKM, Morano, Dati (encore), Pécresse. Sur Twitter, on en trouve quelques autres, plus anonymes. Elles sont peu nombreuses, le sarkozysme étant lui-même déjà très déclinant.
Cette défense pourrait être réjouissante.
Seulement voilà.
Cela fait 10 ans que la droite gouverne, 5 ans que Nicolas Sarkozy est président. 10 ans d’échec, 5 ans de carnage.
A droite, on évite toujours le bilan, on préfère effrayer ma grand-mère avec des raccourcis. ça peut marcher. ça vaut le coup d’être tenté.
C’est ainsi que j’ai découvert Florence D. Il faut bien revenir au titre de ce billet.
Le vrai titre est en fait: “comment défendre Sarkozy en 2012 ?” Cette Florence D n’est qu’un exemple parmi d’autres.
La défense, visiblement, ne passe plus par celle d’un bilan, mais par une furieuse urgence, une vraie rage à décrédibiliser François Hollande.
Jusqu’à maintenant, l’attaque

