Comme souvent, la présidente du Poitou Charentes avait l’attaque juste et efficace. Ce mardi, le Monarque prétendument candidat (et vice-versa) avait décidé d’aller dans la Région qu’elle préside. Après la tempête Xynthia en 2010, il s’était fait photographié survolant la zone dévastée en hélicoptère tel George W. Bush en Louisiane après Katrina. C’était d’autant plus ridicule que l’homme avait ensuite complètement raté l’après-tempête, en décrétant la destruction de maisons sans concertation ni dialogue.
Ce mardi 21 février, Ségolène Royal s’était embarquée dans le même train que Nicolas Sarkozy. Sarko avait Sego aux basques.
Et l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 a décoché ses flèches, une à une.
Etape 1: préciser le “courage politique” du donneur de leçon: “Nicolas Sarkozy doit avoir le courage d’aller là où ça va mal. Pourquoi est-ce qu’il ne va pas à Gandrange ou à Florange ? C’est ça le courage politique“.
Etape 2: rappeler que le candidat sortant n’aime pas parler de son bilan. “Il croit que les Français seront assez naïfs pour oublier tout ce qui s’est passé pendant cinq ans. Il voudrait faire oublier en 60 jours tous les dégâts qu’il a commis en cinq ans, mais les Français ne se feront pas avoir cette fois-ci.“
Etape 3: rappeler que le bilan des collectivités locales de gauche est loin d’être mauvais: “Aujourd’hui, il va à Alstom où ça va bien, pas là où les Français souffrent des promesses qu’il n’a pas tenues (…) Et encore, si Alstom va bien, ce n’est pas à cause de lui, mais parce que les régions présidées par des socialistes ont commandé 160 trains qui ont permis de créer 900 emplois“.
Etape 4:
