Jeudi soir à Lille, Nicolas Sarkozy était ignoble comme en 2007. J’ai retrouvé le candidat honni, en pire. En pire car il n’y avait plus d’idées. Ses annonces n’étaient plus crédibles puisqu’il aurait pu les appliquer avant.
Mais il avait conservé les intonations, les appels au peuple, le timbre était à peine changé.
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En réfléchissant, en réécoutant, j’ai trouvé une autre sacrée différence. Ce Sarkozy-là, celui de 2012, ne cherchait plus à me "trianguler", à extraire quelques références gauchistes ou à proposer quelques mesures quasi-contraires à son camp pour tenter de séduire l’autre bord.
Ce Sarkozy était plus fidèle à celui du quinquennat. Il m’avait désigné comme son ennemi, l’adversaire qualifié d’anti-France. Il avait clivé contre l’assistanat, les pauvres contre les très pauvres.
Ses accents sur le "peuple de France" étaient mal placés et presque détestables.
J’avais retrouvé Sarkozy.
Enfin.
