Marine Le Pen n’a pas supporté qu’on attribue à l’extrême droite ou, pire, à elle-même, les tueries de Toulouse et de Montauban: "tous ceux qui ont essayé de profiter politiquement de ces assassinats sont disqualifiés".
"L’extrême droite cherche à surfer sur la situation". C’était le commentaire de François Bayrou, mercredi matin sur iTélé. Le leader centriste avait raison.
L’accusation, il faut l’avouer, n’était pas directe. Mais le FN espère bien engranger de lourds bénéfices de cette affaire. Le meurtrier était Français mais d’origine algérienne, islamiste de surcroît, il aurait même fait des stages en Afghanistan et au Pakistan. Pour Marine Le Pen comme pour Claude Guéant, c’était évidemment un exemple hautement symbolique des surenchères passées.
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L’UMP n’a pas supporté que d’autres candidats que le sien rendent hommage aux soldats tués. François Hollande a expliqué sa présence aux cérémonies de Montauban, mercredi après midi: "Je voulais être là face aux Français pour leur dire qu’il y a des moments où nous sommes tous unis et la République s’honore, lorsqu’elle est attaquée, à être rassemblée dans la lutte contre la barbarie, contre l’ignominie et contre le terrorisme". Quel plus exemple d’union nationale que de voir des candidats de tous bords se recueillir au même moment.
Mais Valérie Rosso-Debord, députée UMP et membre de la Riposte sarkozyste, s’est fendue d’un sale communiqué: "Quant à François Hollande, qui évoque [...] la demande de sécurité et de protection des Français, qu’a-t-il fait avec son groupe au Parlement pendant les cinq années qui viennent de s’écouler pour assurer ces éléments essentiels de la République ?"
Voulait-elle qu’on explique que le gouvernement Sarkozy n’a pas encore payé son échec en matière de lutte contre l’insécurité ?
