Hier, j’ai commis un sacrilège, écrire un billet sur ce blog énumérant quelques-uns des points qui m’exaspèrent chez Jean-Luc Mélenchon en matière de politique étrangère. Ce billet était une réaction personnelle à une déclaration du candidat du Front de Gauche contre François Hollande.
Je n’aime pas quand la gauche tape sur la gauche dans la dernière ligne droite d’une élection que l’on peut espérer cruciale.
Mélenchon est un grand bonhomme, un sacré candidat, un excellent tribun qui défend des idées avec une intelligence qui bouscule la classe médiatique. Comme François Hollande, ses arguments dépassent les 3 phrases, et cela gêne nombre de commentateurs qui préfèrent des argumentations binaires.
Politiquement, je suis proche de Mélenchon sur nombre d’options économiques. Il reconnait la lutte des classes, il a raison, c’est un fait.
Mais c’est une présidentielle à deux tours, un sale régime dont nous sommes bien obligés de nous accommoder. François Hollande reste mon candidat préféré. La droite a toujours gagné parce que la gauche s’écharpait entre ceux qui pensent que l’autre ne l’est pas assez et ceux qui pensent que ces derniers le sont trop. Hollande peut rassembler et pour ce fichu régime présidentiel, c’est d’abord l’essentiel.
