Capital, travail: le grand mélange

par Juan S.

La récente polémique des Pigeons a été l’occasion d’un florilège de déclarations approximatives, notamment sur Twitter. Je vous en livre un exemple d’échanges hier avec l’un de ces supporteurs des #Geonpi:

Faisons un petit effort de pédagogie.

  • Il y a le Travail, qui ne peut être taxé que sur les revenus qu’il génère.
  • Il y a aussi le Capital. A la différence du Travail, comme Marx nous l’expliquait, le Capital peut s’accumuler, c’est-à-dire se stocker. C’est l’avantage décisif et endogène qu’aura toujours le Détenteur du Capital sur le simple Travailleur.
  • Il y a enfin les Revenus du Capital. Car le Capital – on le sait tous (ou presque) peut "travailler" sans nous.

Confondre la taxation du Capital (immobilier, oeuvres d’art, actions), des revenus que ce dernier peut générer (dividendes sur actions, revenus locatifs, etc) est assez incroyable. Confondre "l’argent qu’on met de côté" avec la valorisation d’un actif (par la spéculation, le succès d’une entreprise, etc) est tout autant incroyable.

A bon entendeur…

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5 Commentaires à “Capital, travail: le grand mélange”

  1. Billet bref mais terriblement efficace!

  2. Et moi qui croyais que ces libéraux étaient super forts en économie…

  3. Ils auraient du lire Marx.

    ils savent déjà pas lire une dépêche ou un article sans se planter dans l’interprétation
    comment veux tu qu’ils s’en sortent avec marx ?

  4. @ Juan

    John_John a ressorti mécaniquement , avec son "taxation de l’argent déjà taxé" un argumentaire sur l’ ISF (qui se tient, d’ailleurs; tout capital est déjà taxé lors de sa constitution, que ce soit par revenus du travail, revenus du capital, ou héritage, ou bien le sera lors de sa cession s’il y a plus-value), argument qui n’a rien à voir avec la taxation des revenus du capital dont vous parliez.

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