La récente polémique des Pigeons a été l’occasion d’un florilège de déclarations approximatives, notamment sur Twitter. Je vous en livre un exemple d’échanges hier avec l’un de ces supporteurs des #Geonpi:
Faisons un petit effort de pédagogie.
- Il y a le Travail, qui ne peut être taxé que sur les revenus qu’il génère.
- Il y a aussi le Capital. A la différence du Travail, comme Marx nous l’expliquait, le Capital peut s’accumuler, c’est-à-dire se stocker. C’est l’avantage décisif et endogène qu’aura toujours le Détenteur du Capital sur le simple Travailleur.
- Il y a enfin les Revenus du Capital. Car le Capital – on le sait tous (ou presque) peut "travailler" sans nous.
Confondre la taxation du Capital (immobilier, oeuvres d’art, actions), des revenus que ce dernier peut générer (dividendes sur actions, revenus locatifs, etc) est assez incroyable. Confondre "l’argent qu’on met de côté" avec la valorisation d’un actif (par la spéculation, le succès d’une entreprise, etc) est tout autant incroyable.
A bon entendeur…

