7 responsables socialistes


"7 responsables du PS ont voté contre le texte de soutien du parti majoritaire au «pacte de responsabilité» annoncé le 31 décembre par François Hollande."

L’information n’est pas anodine. On ne sait pas ce qu’elle déclenchera. Si j’ai bien compris, il n’y a qu’une quarantaine de responsables dans ce bureau national du PS.

L’un de ces 7 opposants de l’intérieur, le député PS Pouria Amirshahi, élu des Français de l’étranger, s’est livré dans les colonnes de Libération. Si le geste est ferme, l’argument est précis.

"ce pacte de responsabilité a été annoncé par François Hollande sans aucun débat dans la majorité parlementaire. Ce n’était pourtant pas un de nos engagements de campagne… Cette méthode a contaminé le parti : ce texte nous a été soumis au dernier moment sans aucune consultation. D’autre part, je n’accepte pas que le PS valide la baisse des cotisations sociales et celle de la dépense publique. Avec une telle politique économique et budgétaire, la France risque la déflation."

Cette interrogation, double, appelle deux remarques. Primo, le Pacte de responsabilité, en l’état, n’existe pas. Il fait jaser. Il fait douter (ici aussi). Le député a raison. Secundo, la réduction des déficits publics est, à l’inverse, exactement dans le programme du candidat Hollande.

On retiendra l’essentiel: un député socialiste est entré dans l’opposition.

Vraiment ?

 

About these ads

36 réflexions sur “7 responsables socialistes”

  1. Faut se pincer pour le croire. :-)
    Le PS français est en fait discrédité depuis qui’il a accepté le…hm marché ie. néolibéralisme.
    Une mesure pour améliorer la compétitivité: La France devrait pouvoir dévaluer depuis des des lustres…sauf le corset Euro
    ne le permet pas.
    Amicalement
    Viggo
    http://www.b-a-r-f.com

  2. Gégé Filoche m’a envoyé çà. Il parle de 29 responsables socialistes proposant autre chose que la merde de Hollande, alors…

    "Ça bouge au PS

    40 % des membres du Bureau national du PS lancent un appel
    Socialistes, signez le massivement ICI

    Lors d’un séminaire du BN du PS le 10 février dernier, 29 dirigeants socialistes (près de 40 % du BN) ont déposé un texte pointant leurs désaccords avec les choix du pacte de responsabilité : non à la politique dite « de l’offre » , non à la baisse du « coût du travail » , pas de « pacte » avec le Medef sans contrepartie, oui à la redistribution des richesses maintenant.

    À la réunion du BN du 25 février, Le secrétariat du BN a refusé d’en tenir compte et a imposé sans échange préalable une heure avant la réunion un autre texte soutenant ce pacte sans réserve : aucun chiffre quant aux contreparties, aucune exigence quant aux négociations salariales, et rien sur la question des sanctions si les contreparties attendues du patronat ne se concrétisent pas. Il a été adopté au forcing mais avec seulement 24 voix des présents.

    Le débat concerne maintenant tous les militants socialistes.
    Fidèles à l’esprit du discours du Bourget et opposés aux politiques d’austérité en Europe et dans notre pays, les signataires du texte « il n’y a pas qu’une politique possible » ont décidé de le faire signer massivement. A l’initiative de ce texte avec la motion 3 Maintenant La Gauche, le social au cœur, avec la motion 4 Nouvelle Voie Socialiste, avec Un monde d’avance (motion 1) , la revue Démocratie&Socialisme est partie prenante de ce débat et relaie ici cet appel afin que les milliers de militants qui partagent ce point de vue puissent faire entendre leurs voix.

    Le texte de l’appel : Il n’y a pas qu’une politique possible"

  3. selon certains sondages , les français sont majoritairement favorables au concept du pacte de responsabilité
    des notables du PS sont donc encore en train de se couper de leur base

    1. Pépère a cru (réellement) qu’il renverserait la courbe du chomage; maintenant il croit (réellement) qu’il va la renverser avec 30 Mds aux entreprises. Et vu qu’il ne fait rien d’autre, je crois qu’il est sincère ! C’est catastrophique.

  4. Des postures tout simplement et tragiquement .
    Pouria parle de contamination du parti ? Mais c’est à pleurer de rire ‪#‎oupas‬

  5. FH n’a pas été mandaté par nous pour mener cette politique; d’autant plus que ce n’est qu’une politique avec un petit "p" qui consiste à "trianguler" et mettre la droite et les patrons dans les cordes. Ça ne règlera en rien les problèmes que nous avons à résoudre ! Les grands changements ne sont pas faits : banques, réforme fiscale, transparence, … et ce qui est fait de BIEN à coté est totalement occulté : loi Hamon, le travail de Montebourg, Filipetti avec les intermittents, …
    C’est totalement démoralisant :-(

    Michel

      1. Je parle bien des français : lorsque j’ai voté pour lui, il s’était engagé à faire une certaine politique; et ce n’est pas celle d’aujourd’hui. Quand je vote pour quelqu’un je considère que je lui donne mandat pour appliquer son programme; pas autre chose. Sinon, il me re-consulte.

        1. @ michelnd,

          Sauf que le mandat impératif, c’est dans votre imagination.

          Dans la réalité, vous votez pour un représentant à une fonction élective pour la durée de son mandat. Point. La sanction, c’est la réélection, ou les élections de mi-mandat.

          Ca s’explique: mettons que vous et moi on vote pour FH comme plus de la moitié des électeurs, donc environ 16,5 millions de personnes.

          Là- dessus, FH fait un truc qui vous plait pas. Vous réclamez une nouvelle élection, comme dix mille autres électeurs qui partagent votre avis, soit un infime minorité (10.001 personnes par rapport à 16,5 millions). Dans un système de mandat impératif, c’est en fait la minorité qui gouverne, puisqu’elle dispose à tout moment d’un droit de véto: elle met fin par son véto au mandat en cours de tout élu. Or la démocratie, c’est le gouvernement de la majorité.

          La logique du mandat impératif postule même qu’un seul électeur peut suffire pour révoquer le mandat de l’élu.

          Plus drôle encore: dans le système impératif tout électeur peut en principe révoquer le mandat de l’élu, donc y-compris un électeur qui n’a pas voté FH. Un électeur de Sarko peut donc révoquer FH dès son élection…

          En clair, le mandat impératif ne permet pas l’élection d’un élu, ce qui explique sa rareté dans les démocraties.

          1. Mon imagination c’est qu’un responsable politique doit être honnête, respectueux de ses engagements, droit, … une belle personne donc; Je pense que l’on peut changer de cap, mais en l’expliquant et en le justifiant. Dans le cas qui nous préoccupe, je me sens trahi car je n’ai eu aucune explication ni justification; et j’ai très fort le sentiment que ce qui se fait aujourd’hui correspond exactement à ce que pense Hollande; et que donc il nous a trompés sciemment pendant les primaires, la présidentielle et les législatives. Et je suis malheureux car je crois que la politique menée ne redressera pas la France et que l’on court à la catastrophe; Et tout cela n’a rien à voir avec un mandat impératif ou non.

            1. un responsable politique doit être honnête, respectueux de ses engagements, droit, … une belle personne donc.

              Il en existe, Michel. Mais il y a encore plus important : un élu ne peut pas exercer son honnêteté supposée si, préalablement, il n’est pas libre de sa parole et de ses choix. Lis mon commentaire du 1/3 pour apprécier la liberté de parole de nos parlementaires.

              Quant au mandat impératif, il est formellement interdit dans notre constitution. Par contre, certains pays pratiquent une procédure d’impeachment, qui, si elle avait existé en France, aurait peut-être un peu plus fait réfléchir Sarko…

              Mais le garde-fous le plus efficace reste la collégialité, la prise de décision collective et la surveillance réciproque. Si nos députés étaient en mesure de dire ce qu’ils pensent, et s’ils étaient en mesure de menacer le président de la république, la pression positive de la collégialité aurait peut-être empêché notre politique macro économique de partir en vrille, partant de "notre ennemi, c’est la finance", et aboutissant à "le peuple paiera, il faut baisser le coût du travail…".

                1. Pour moi, un président de la république n’est pas un monarque, mais l’expression d’une majorité. On ne lui donne pas tout pouvoir, les clefs de la maison France et les codes atomiques en plus. On lui confie un boulot, suite à un entretien d’embauche passé devant 60 millions de français.

                  Mais le problème de cette foutue Cinquième, c’est qu’on ne peut rien faire lorsque le monarque part en vrille…

                  Faillait-t-il en choisir un autre ? Mais en avions-nous l’opportunité ?

                  La couverture médiatique d’une élection présidentielle est, depuis des années, le récit d’un combat entre deux champions entourés de faire-valoir à qui les journaliste ne prêtent aucune chance. Il s’ensuit un système politique factuellement bipartite, au sein duquel seule l’alternance PS-RPR/UMP n’est envisageable à moyen terme.

                  Que faire ?

                  Monter sur un autre bateau et regarder le pédalo couler avec son capitaine ?

                  Ou partir à l’abordage du pédalo ? Je veux le changement, je veux de l’action : je pars à l’abordage.

                  Une idée : investissez 20€ dans une adhésion au PS en 2015, et pour le prix de deux places de cinéma, offrez à la France en 2016 un grand congrès de gauche, avec en prime quelques attractions : 72h de direct live sur les chaînes d’info, Jean-Luc Mélenchon et son célèbre "Coup de balai" enfin réalisé, lecture publique de textes choisis de Jean Jaurès, abandon de la politique d’assistanat du patronat et de la finance au profit d’une véritable politique industrielle et de transition écologique, abandon de l’atlantisme, et bien sûr, sixième république !

                  Venez nombreux, engagez-vous : la gauche sera ce que vous en ferez !

                  1. "Une idée : investissez 20€ dans une adhésion au PS en 2015, et pour le prix de deux places de cinéma, offrez à la France en 2016 un grand congrès de gauche" c’est fait : 30 € et adhésion à Nouvelle Donne. On se rejoindra lorsqu’il le faudra ;-)

              1. @ Insider,

                J’ai lu votre com du 1/3.

                Il me donne deux impressions désagréables.

                Premièrement vous me donnez l’impression de découvrir que dans un parti politique, il y a une discipline de parti. Si les partis politiques étaient de petites collectivités de babas cools libertaires et autarciques organisées autour de l’élevage de la chèvre et du mouton et la production du Pélardon dans un mas de Lozère, ça se saurait.

                Vous êtes un peu tardif dans votre période naïve, là.

                Deuxièmement, vous me donnez l’impression de rejouer toujours le même psychodrame socialiste depuis trente piges: le PS arrive toujours au pouvoir en proposant un programme de gauche, dont le socle est de distribuer la richesse avant de la produire. Une fois au pouvoir, le réalisme amène à une révision du programme, donc un déchirement avec les valeurs (Marx, Jaurès, tout ça) et des tensions avec la base ou les électeurs qui se sentent trahis (Cf michelnd).

                En pratique, les gouvernements socialistes mettent ainsi en place des politiques de réduction des déficits, alors que c’est la droite qui les creuse. Chacun joue à front reversé dans cette affaire.

                Au bout de trente ans, on aurait espéré que ce psychodrame aurait été expertisé, analysé et intériorisé. Or, pas du tout!

                Vous votez Mitterrand, et vous découvrez que le mec n’est pas de gauche. Trente ans plus tard, vous votez Hollande, et là encore, vous découvrez que le mec ne met pas en place une politique de gauche (au sens de distribuer une richesse créée par emprunt).

                Ce que j’avais cru comprendre: les gens de la génération de DSK ont fini par comprendre qu’un Etat providence endetté ne peut conduire qu’à une société ultra-libérale, car il a besoin de marchés financiers fluides pour placer sa dette. Il va donc créer les conditions de possibilité de cette fluidités des capitaux, en concertation avec les banques, ce qui veut donc dire faire tout ce que vous détestez: liberté de circulation des capitaux, développement l’autonomie des bourses et des marchés, niches fiscales, etc.

                Pour lutter contre l’ultra-libéralisme, il faut donc désendetter l’Etat et reprendre une marge de manœuvre qui permette de réformer la société dans un sens plus humain, le monde de la finance n’étant purement et simplement pas intéressé par l’humain.

                L’économie française étant pour moitié une économie publique, dont l’efficacité économique décroît de façon tendancielle, ce désendettement passe par une privatisation partielle du secteur public, une redynamisation du secteur privé (allègement des charges et du fardeau réglementaire) et une baisse des dépenses publiques.

                Je pensais que ce schéma avait été intériorisé et accepté au moins dans ses grandes lignes, et je me rends compte de tout le contraire. Tout le travail intellectuel qui a été fait par les éléments les plus lucides de la gauche française à la fin du XXième siècle est parti à la poubelle et on reboote le logiciel de gauche avec des idées qui datent des années 80′, voire 70′ (achetons français, savons Manufrance).

                En somme, j’ai la désagréable impression que la réflexion au sein du PS est:

                – Cyclique
                – Que les cycles sont régressifs

                Au PS, on ne progresse pas, on régresse.

                Alors, dites-moi que je me trompe, parce que je l’espère!

                1. Si je comprends bien :

                  – les démocrates sont des naïfs ;
                  – et une politique de socialiste ne peut être que l’aboutissement d’une politique de droite libérale, TINA.

                  Non, définitivement, nous ne serons pas d’accord. Sur ces deux points.

                  1. @ Insider,

                    Peut-être me comprenez-vous mal.

                    1) Je n’ai pas dit que les démocrates sont des naïfs: j’ai dit que vous sembliez découvrir qu’il existe une discipline de parti au sein du PS. Vous décrivez vous-même cette discipline comme autoritaire et attentatoire au dialogue collégial au sein du parti et au débat parlementaire. L’existence d’une discipline de parti est donc un fait matériel que vous avez vous-même constaté, pour le critiquer.

                    Je vous fais juste remarquer qu’un parti, en France, c’est un truc plutôt militaire dans son esprit. D’ailleurs, on dit "militant" pour décrire un membre actif d’un parti et on emploie le verbe "militer" pour décrire le fait de prendre part à l’action d’un parti.

                    La représentation mentale du parti politique, c’est pas le petit mas sympa, niché sur les bancels des Cévennes, c’est la caserne, avec une organisation pyramidale et des barbelés autour.

                    2) je n’ai pas dit "qu’une politique de socialiste ne peut être que l’aboutissement d’une politique de droite libérale, TINA": en fait j’ai dit exactement le contraire: une politique libérale de droite TINA est l’aboutissement logique et mécanique d’une politique socialiste redistribuant de la richesse avant de la produire.

                    C’est ça le problème historique. Il y a trois stades de développement:

                    – En phase de forte croissance, on peut distribuer de plus en plus de richesse, puisqu’elle est produite en quantité toujours plus grande. C’est l’âge d’or du Welfare State: la redistribution de la richesse amorce un cycle vertueux de consommation/production. C’est les Trente Glorieuses.

                    – En phase de ralentissement de la croissance, la redistribution n’est possible que par le recours à l’endettement: on est entré dans cette phase au milieu des années 70 et on en est sorti en 2008. Le principe est simple: la dette est roulante et la croissance rembourse l’intérêt, mais pas le principal de la dette, qui augmente ou baisse selon les fluctuations de la croissance. La dette est donc permanente. Si la croissance baisse tendanciellement, la dette devient non seulement permanente, mais elle augmente de façon permanente. C’est ce qui nous est arrivé.

                    – En phase de croissance faible ou nulle, depuis 2008, le poids de la dette devient tel que son service absorbe les capacités d’investissement de l’Etat qui ne peut plus se moderniser et se sclérose rapidement, alors qu’il devient impossible de maintenir un niveau de redistribution de la richesse de même ampleur qu’auparavant: l’ascenseur social se bloque et la précarité s’installe.

                    Parallèlement, l’Etat a participé activement à la création de marchés financiers à la taille de ses besoins, colossaux. Tous les Etats providence du monde l’ont fait en même temps, en concertation entre eux, ayant les mêmes besoins simultanément.

                    Les besoins de financement de l’Etat français d’aujourd’hui sont de 175 Mds d’euros par ans, pour un déficit consolidé en fin d’exercice de 75 Mds d’euros par an et un endettement de presque 2000 Mds d’euros. Ces 175 Mds d’euros, c’est plus que le chiffre d’affaires cumulé des banques systémiques françaises: le secteur bancaire français ne peut donc à lui seul financer la vie courante de l’Etat. Si l’Etat ne peut se procurer ces 175 Mds d’euros, alors sa machine se bloque: il doit se les procurer, c’est une question de continuité de l’Etat.

                    Il faut donc de gros marchés financiers, où les liquidités abondent. Pour créer ces marchés, internationaux, l’Etat est allé voir les banques qui lui ont dit ce qu’il fallait faire. Et il l’a fait.

                    Tout ce qu’il fallait faire, c’est tout ce que vous détestez dans cette société, dans sa façon de gagner le premier euro jusqu’a sa façon de dépenser le dernier.

                    Il me semble qu’une partie de la gauche avait compris tout cela et avait pris conscience qu’il fallait dépasser les controverses sur le keynésianisme (savoir si l’endettement c’est bien ou mal, ce dont on se fout quand même un peu) pour d’abord reprendre le contrôle des événements, ce qui passe par deux points obligatoires: le désendettement et la maîtrise de la dépense publique.

                    Il m’avait donc semblé qu’il y avait une stratégie.

                    Or, je vois que cette stratégie n’a finalement pas été comprise à gauche et qu’elle est refusée en bloc sans qu’on propose d’alternative crédible. Même le diagnostic est réfuté. Donc gros retour en arrière.

                    1. Puisque nous semblons en effet mal se comprendre, je précise à mon tour :

                      1. Je suis bien loin de découvrir l’existence de la discipline de groupe, et je ne m’en offusque pas. Cela fait partie des moyens qu’un parti doit se donner pour gouverner. Mais à mon tour de vous affranchir : la discipline de groupe, ce n’est pas la schlague, c’est le compromis, un peu de rapport de force évidemment, mais aussi du respect. Telle tendance aimerait faire passer tel amendement, telle autre tel autre amendement, et donnant donnant, tout le monde s’épaule pour avancer. Les avis du groupe ne sont pas partagés par tous, mais tant que le bilan reste globalement positif pour chacun, le groupe reste un outil efficace pour un député. Or, les faits que je pointe décrivent une dérive autoritaire de cette politique, et je ne les porte à votre connaissance que pour vous expliquer pourquoi les députés sont, pour la plupart, publiquement absents de ce débat.

                      2. Concernant la politique macro-éco, les faits que vous pointez sont globalement justes; mais ils correspondent au monde d’hier. Appliquer cette logique aujourd’hui, c’est mener l’Europe au suicide, tout comme nous avons mené la Grèce au suicide; tout comme les politiques déflationnistes des années 30 ont mené à la guerre…

                    2. @ Insider,

                      1) Dont acte: le compromis n’est plus possible au sein du PS et, comme Juan, je m’interroge sur les conséquences: je le note, donc. Le PS a été capable de synthèse, c’est ce qui a fait sa force. Il ne l’est plus, à vous lire. Je vous fais confiance, en tant qu’informateur digne de foi, puisque vous semblez savoir de quoi vous parlez (et votre pseudo le suggère).

                      Je note aussi que dans les ingrédients du compromis vous mettez le respect.

                      Je ne nie pas que la structure puisse manquer de respect à l’égard de ses membres, mais j’aurais préféré un autre mot: la pertinence. Si le gouvernement vous manque de respect, c’est qu’il doit vous juger en dessous de ses attentes, donc que vous devez manquer de pertinence.

                      Bien malin qui saurait dire lequel de vous deux à tort!

                      Vous fustigez la dérive autoritaire du parti? Vous avez sans doute les meilleures raisons du monde de le faire. Mais faites-vous des contre-propositions pertinentes?

                      A mon avis, vous commencez mal parce que vous situez le problème sur un plan perso, subjectif: le respect. L’atteinte à l’ego. Sans vous interroger sur l’adéquation de votre propre position aux événements.

                      Mais, sur ce plan, je vous demande de pardonner mon amateurisme: après tout, l’homme d’appareil, c’est vous. Moi, je ne suis qu’un citoyen qui répugne à voir ses élus se comporter comme des victimes. Je ne vote pas pour des victimes. Personne ne vote pour des victimes, sauf aux procès d’assises. Là, oui, on vote pour des victimes. Et encore, pas tout le monde. Il y a des moments où on en a marre des victimes. Je les vois déjà sur TF1, c’est pas pour en plus me les tartiner sur mon bulletin de vote.

                      2) Monde d’hier, dites-vous? Je prends la réponse, mais j’attends toujours les arguments. Les analyses nouvelles, où elles sont? Le produit de vos cogitations, je suis disposé à le boire et je vous fais de base confiance, ce en quoi je me distingue du vulgaire, comme la majorité de mes concitoyens, qui n’a toujours pas versé dans l’extrémisme de droite, ou de gauche, au grand dam des commentateurs, à l’affût du sensationnel, et au grand dam des opportunistes.

                      On est des gens sérieux.

                      Mais la stratégie, où elle est?

                      Pour l’instant, vous braillez. C’est entendu, c’est compris. Maintenant, il faut mettre autre chose que ses tripes sur le comptoir. On parle de matière grise, là. D’action. De stratégie. Pas d’anathème et de jugement de valeur du genre "Appliquer cette logique aujourd’hui, c’est mener l’Europe au suicide, tout comme nous avons mené la Grèce au suicide; tout comme les politiques déflationnistes des années 30 ont mené à la guerre…"

                      Faudrait peut être rompre avec la formule historique, solution de tous les problèmes sans avoir à gamberger.

                      C’est ça que j’attends du PS et, faut-il le dire? de ses militants.

                      Je n’en attends pas autant de l’UMP (parti toujours mal parti et jamais arrivé à rien), ni du FN (mouarf) ni du FdG (des pitres), ni des Verts (combien de divisions? Plus le temps passe, plus elles se multiplient). Pour l’instant je ne vois qu’un seul parti de gouvernement: le PS.

                      C’est exactement le problème: êtes-vous un parti de gouvernement ou d’opposition?

                      Je me prépare à voter PS à Paris et je le ferai, comme j’ai voté PS aux présidentielles et aux législatives. Mais les plaintes, ça commence à me gaver. Un parti politique qui a tout, et qui s’en plaint, là, ça dépasse ma capacité de tolérance. Il va falloir vous habituer à produire du résultat et pas de la chamaillerie d’enfants gâtés se disputant pour un tête d’épingle.

                      Ca devient indécent.

                  1. Les grecs n’expérimentent pas mes idées. Ils expérimentent les conséquences de leur vasouille et de leur corruption.

                    L’une ne sort pas sans l’autre.

                    Avec un potentiel naturel bien moindre, les Suisses, qui sont pourtant aussi cons que les Grecs, ont bien mieux réussi. Mais, on sent tout de suite rien qu’à les regarder qu’il y a un peuple vasouillard et un peuple collectionneur de rentes de situation.

                    Mais nous, on est la France.

                    On est 65 millions d’habitants dans un monde de 7 milliards d’habitant qui n’a jamais eu l’intention de nous offrir un train électrique pour Noël.

                    Et les idées, c’est nous qui les avons.

                    C’est ça qui fait qu’on n’est pas des esclaves.

            2. @ michelnd,

              Ce gouvernement manque tragiquement de sens de la pédagogie, là-dessus on est bien d’accord. J’en suis le premier surpris. Un gouvernement socialiste, c’est, normalement, un gouvernement de profs. Eh ben non.

              Je crois que ce qui est devenue une incapacité persistante est apparue au grand jour à propos du mariage homo: le gouvernement a mis le projet sur la table et a laissé les gens se démerder avec ça, sans expliquer ce qu’il comptait faire précisément. Cela n’a pas empêché un débat fructueux de se tenir dans la société civile, mais ça a quand même instillé l’impression qu’il y avait du branle dans le manche.

              Coup de bol, cette réforme allait dans le sens de l’histoire, ou au moins de l’air du temps; elle est donc passée sans trop de difficultés.

              Mais pour ce qui est de la politique économique, le gouvernement ne bénéficie pas de cet effet "coup de bol". Et là, on a une grosse impression de branle dans le manche.

  6. Je n’y croirai que lorsque ces députés quitteront le PS car on ne peut pas être contre tout et voter "pour" à l’AN. Ils n’ont plus rien à faire au PS et que l’on n m’ sorte pas "c’est pour se battre à l’intérieur". Gégé se discrédite comme tous ses autres copains

  7. " Je caractérise le choix qui est fait sur 18 mois par le président Hollande comme un choix de séduction du patronat pour sortir du chômage. Un peu comme si on demandait aux bactéries qui sont la cause de la pandémie de bien vouloir la soigner. En vérité, qu’est-ce qui est à l’origine de tout ce que nous subissons ? L’avidité financière et la soumission de toute l’industrie à cette avidité. Le patronat est la cause du chômage. C’est lui qui l’a provoqué, qui l’a attisé et il n’a aucune envie d’inverser la courbe du chômage pour faire plaisir à un gouvernement de gauche. Surtout le patronat français qui est entièrement réactionnaire, et dans les mains d’une clique financière spéculative qui ne souhaite que le retour de la droite pour obtenir encore plus d’avantages que ce qu’ils ont aujourd’hui. "

    " Le patronat a intérêt à cette crise. Elle lui dégage des profits immenses. "

    " La dette est un chantage sur les peuples pour leur faire courber l’échine. C’est une fiction qui s’est peu à peu installée dans l’esprit des gens. « On » aurait 94,3 % de dette par rapport au PIB… mais les quatre grandes banques françaises détiennent 400 % de ce PIB, et c’est à elle qu’il faudrait rembourser ? Qu’est ce que c’est que cette farce ? Une propagande totalitaire au nom de laquelle on nous explique qu’il faut faire des économies dans le budget de l’État. Et pourquoi ? Pour transférer l’argent des pauvres vers les riches. C’est une grande entreprise d’escroquerie. "

    Ragemag – Entretien avec G. Filoche

    http://ragemag.fr/le-patronat-interet-crise-entretien-avec-gerard-filoche-65235/

  8. " Secundo, la réduction des déficits publics est, à l’inverse, exactement dans le programme du candidat Hollande….."

    justement, le pacte de responsabilité engage des dépenses publiques qui n’apporteront rien à la réduction des déficits publics, pourquoi ?

    – la dépense engagée d’un éventuel pacte de responsabilité dans sa forme ne garantit en rien un équivalent en rentrées fiscales. Des calculs font état au mieux d’une amélioration des marges des entreprises qui en bénéficieront, mais rien ne prouve que les jeux d’écriture de la consolidation comptable pour les groupes, ne conduisent pas à faire glisser des "subventions" en dividendes ou investissements extérieurs.

    – il n’existe pas de ciblage, le pacte est censé améliorer la compétitivité des entreprises sur les marchés extérieurs, or la répartition n’est pas conforme à celle qu’elle devrait. Ensuite, cela ne comblera pas l’écart du taux de change de l’euro sur les marchés internationaux.

    – Si le pacte permet de baisser les couts du travail en France, il aura peut être un impact sur les sous traitants locaux puisque les couts ayant baissés, les multinationales ne chercheront pas à fabriquer ailleurs (hors zone euro). Sauf que c’est ignorer que les pays du sud de l’UE de l’euro, ont déjà exécuter leurs baisses de couts de manière violente, la France ne comblera donc l’écart qu’en en arrivant à opérer les mêmes baisses drastiques de salaires et de prestations sociales.
    Nous devrions donc connaitre les affres des manques de rentrées fiscales, car il est probable que l’embauche supplémentaire souhaitée ne sera pas au rendez vous. Dépenses vaines + rentrées manquantes = creusement de la dette

    – Le CICE était connu comme récessif par l’OFCE en 2014 s’il était accompagné d’une mesure de hausse de la TVA (voir Mathieu Plane économiste du PS)….si les mesures du pacte devait connaitre des compensations sur la redistribution, nous continuerons donc une glissade telle que nous la connaissons

    – nous sommes en période favorable d’emploi et d’activité. Il faut rappeler que la courbe démographique de la France fait que les rentrées des jeunes sur le marché du travail est moindre que les années précédentes, mais surtout les sorties en retraites des baby booms des années 50 est à son sommet. L’année prochaine entrent en vigueur les lois sur le recul de l’âge de la retraite qui va faire que les vieux vont rester plus longtemps au boulot (de 1 à 2 ans) avec les mêmes entrées de jeunes, le tout sur fond de pressions à la baisse de salaire et d’économies sur redistribution qui vont finir par sortir de chapeau par obligation politique et économique

    Non seulement il faut maintenir l’emploi mais il va falloir en créer pour absorber le supplément, alors que les politiques européennes conduisent à l’effet inverse…

    droite – gauche – opposition et tout ce qu’on veut n’a pas beaucoup de sens dans ce schéma économique dévoyé…

    buvons frais, car il vaut mieux un tien que deux tu l’auras….surtout que le deux risque d’attendre longtemps

  9. C’est de la politique "expérimentale"….on tente et on verra bien….après,sans vouloir les soutenir, il ne faut pas s’étonner que les patrons ne puissent faire des promesses sur un avenir qu’ils ne maitrisent pas…..
    Nos politiques de droite, de gauche, du centre etc….sont-ils compétents ?

      1. On peut aussi….finalement il n’y a que les salariés qui doivent la prouver !!! et ce sont eux qu’on accuse de coûter trop cher …;)

  10. Quelques précisions :

    Le 10 février, 29 membres du Bureau National (BN) sur 72, soit 40%, ont signé un texte dénonçant le Pacte de Responsabilité de François Hollande. Parmi eux, on trouve bien sûr les composantes de la motion 3 (Démocratie & Socialisme avec Gérard Filoche, Gauche Avenir avec Marie-Noëlle Lieneman), la moitié de la motion 4 (NVS, issu de GPS et Roosevelt 2012), mais aussi deux tendances de la majorité (UMA, les restes de l’ancienne motion C de Benoît Hamon, et les amis d’Arnaud Montebourg). Si vous souhaitez les appuyer, que vous soyez militants ou non, vous pouvez mettre votre nom sur cette page : http://petition.democratie-socialisme.org/

    40% des membres du BN, c’est énorme. Et nous osons même penser (sans trop le dire) : majoritaire. Pourquoi ? Parce qu’au BN, la solidarité avec le gouvernement n’est pas un vain mot ! Elle est martelée chaque semaine, et quiconque doute publiquement est ostracisé. Ces 29 membres-là, surtout ceux (environ la moitié) participant à la direction exécutive du parti (secrétaires nationaux, membres de la motion 1…), ont fait un geste fort, et cela autorise à penser que beaucoup d’autres sont du même avis, mais n’ont pas encore franchi le rubicon.

    Ensuite, pourquoi seulement deux députés ? Parce que la discipline du groupe est terrible. Les députés socialistes n’ont plus le droit de travailler ensemble sur un amendement, ni même de proposer un amendement… si cet amendement n’est pas au préalable approuvé par le président de groupe (entendez approuvé par l’Elysée). Se rebeller, voter en conscience, ou même parfois s’abstenir à un vote est assez difficile. Car le règlement de l’Assemblée donne beaucoup de pouvoir aux groupes, et le groupe PS menace tout contrevenant d’exclusion de toute commission, d’exclusion de toute prise de parole dans l’hémicycle, d’exclusion de tout rapport… Bref, une mise à mort parlementaire…

    Et oui, notre majorité parlementaire de 2012, qui était une majorité élue sur l’élan du discours du Bourget, et qui adhérait au programme socialiste, a bien vite déchanté ! Lorsqu’il a fallu voter le TSCG… Et les votes d’adhésion se sont fait de plus en plus rares, et les votes bloqués de plus en plus fréquents, et si le gouvernement prévoit pour le printemps un votre de confiance, ce n’est pas seulement pour demander aux députés, publiquement, nommément, s’ils sont pour ou contre lui. C’est aussi pour avoir les mains libres et pouvoir gouverner par ordonnances, c’est à dire sans vote du Parlement.

    Pourquoi se passer du Parlement quand la gauche est majoritaire dans les deux chambres ??? Parce qu’on prévoit déjà en haut lieu une cohabitation difficile entre un PS qui finira bien par devoir écouter ses militants, un gouvernement de plus en plus décrié par la gauche, et des députés tiraillés entre leur réélection et leur groupe…

    Foutue Cinquième République ! Un parlement aux ordres, et un président qui part en roue libre…

    Et voilà que nous arrivons au 25 février. Jour de BN ordinaire, avec un ordre du jour si banal que l’on attend peu de monde à Solférino. Les membres du BN ont fort à faire, en pleine campagne municipale. Harlem est rassuré; beaucoup ne se déplaceront pas…

    Une heure avant le BN, un e-mail est envoyé avec un projet de résolution en faveur du dit Pacte. Et sur place, surprise, le banc et l’arrière banc des libéraux est là, pour voter un soutien franc et massif… avec seulement 25 voix pour !

    Voilà donc l’état du PS : 29 membres du BN contre le pacte, 25 pour, 18 qui ne se sont pas encore prononcés.. Alors bien sûr, les communiqués de presse et les e-mails en direction des militants, tout cela étant contrôlé par Harlem, sont dithyrambiques sur les bienfaits du Pacte.

    Mais cette victoire à la Pyrrhus démontre une manipulation qui ne restera plus longtemps sans conséquences…

  11. "En pratique, les gouvernements socialistes mettent ainsi en place des politiques de réduction des déficits, alors que c’est la droite qui les creuse. Chacun joue à front reversé dans cette affaire."

    c’est Jospin qui a remis la France dans les clous après le Gvt Juppé et c’est Hollande qui s’y colle après le gouffre financier de Sarkosy Fillion

Les commentaires sont fermés.