La nouvelle scène française

Quand j’étais gamin, la nouvelle scène française était rebelle. Elle parlait banlieue, racisme, inégalités, classes sociales.

Aujourd’hui, elle est bobo. Elle parle week end à la campagne, mode, amourettes et cartes bleues.

La société du chaos

Je ne suis pas libéral (2)

Il est amusant, et instructif, de lire les réactions jospinistes à la la profession de foi “libérale” de Bertrand Delanoë. Rappelez-vous. Il y a 18 mois, les opposants à Ségolène Royal lui reprochaient notamment d’être foncièrement de droite.

Bertrand Delanoë sait pertinemment que sa référence au libéralisme prête à confusion: “je suis libéral et socialiste” a-t-il proclamé dans son livre. L’une de ses proches explique: “le libéralisme politique, c’est notre histoire. On doit s’inscrire dans notre histoire et notre civilisation.” Elle évacue gentiment le libéralisme économique que l’adjectif porte en lui.

Ségolène Royal ne s’est pas gênée de critiquer ce crédo libéral du Maire de Paris. Delanoë tente de prendre de vitesse sa rivale sur le terrain de la “modernité.”

Il est dommage qu’il ait cru qu’une référence au libéralisme fasse “moderne.”

A titre personnel, je ne suis pas “libéral.” Je n’ai évidemment jamais cru qu’il faille emprisonner mes adversaires politiques, réduire la liberté de la presse ni interdire les manifestations. Porter le
débat sur ce terrain, en 2008, est plutôt … archaïque. La question libérale est plutôt économique. Jusqu’où où protéger et contraindre ?

Sur ce sujet, la vraie modernité serait d’imposer la régulation sur les territoires “nouveaux” de l’écologie ou de la cogestion.

Aïe ! Nous avons failli parler de choses sérieuses…

Les Ch’Tis : 20 millions de spectateurs et Le Pen en rade

Jean-Marie Le Pen avait déclaré il y a quelques semaines au micro de France Inter que le succès de “Bienvenue chez les Chtis” était “le signe de la décadence française.”

Pauvre de lui. Le film a dépassé les 20 millions de spectateurs en salles.

On doit redevenir humain

Keny Arkana était live au Trabendo. Chanson simple et efficace.

J’ai rencontré Amanda Sthers

Douce, calme, surprenante de modestie. Amanda Sthers m’expliquait l’un de ses projets. Sans enjeu. On s’est recroisé plus tard, lors d’une mondanité médiatique. J’ai été surpris qu’elle me reconnaisse tant notre première et seule entrevue me semblait un exercice contraint pour l’écrivain prolixe. Elle écrit, met en scène, chronique. Amanda Sthers ne semble pas s’embarrasser des critiques. Gauche bobo, so what

J’ai offert son dernier ouvrage à mon épouse à Noël.

“Je pourrais parler d’un personnage qui a vécu 68, qui verrait ce qui a vraiment changé, quels espoirs ont été déçus, etc. Quel regard aurait-il sur le sarkozysme effréné après avoir vécu les grandes heures de la gauche?” (interview)

J’ai rencontré Nabil Ayouch

Nabil sait que je tiens un blog. Mais il ne sait pas lequel. Quelques semaines après l’élection de Nicolas Sarkozy, nous avons eu des discussions animées. Nabil Ayouch est réalisateur, et producteur. Mère juive Française, père musulman marocain. Nabil est doux, déterminé, brillant.

Son dernier film vient de sortir: “Whatever Lola wants.” Musique envoutante, actrice fascinante, film oecuménique.

Flou de toi

Ce clip est celui du titre phare de la prochaine comédie produite par Alain Chabat. Je vous laisse la surprise.

Et, Jean-Louis et Jean-François… regardez

J’ai rencontré Olivier Marchal

Un peu par hasard, dans une de ses manifestations médiatiques, il discutait avec une connaissance professionnelle. Je me présente : “j’adore ce que vous faîtes”. Plus tard, plusieurs mois plus tard, je le croise dans la rue. Il se souvient. Surprenant. Du tac au tac, “alors, votre prochain film, c’est pour bientôt ?” “il est fini.” me répond-t-il.

J’ai vu MR73. Une claque. Des larmes. Il y a 30 ans, ce film aurait subi le sort de l’inspecteur Harry. La presse intello, tendance Nouvelle Vague, l’aurait sabré sur l’autel du politiquement incorrect “Film reac, blablabla“.
Les critiques furent plus modestes. Olivier Marchal est un flic que la réalité a psychologiquement brisée. Ses films (Gangster, 36 puis MR73) sont bruts d’émotion.