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Notre consoeur Polluxe rapporte une récente publication intitulée Les femmes, la population et le climat, réalisée par l’UNFPA. D’après ce rapport, les femmes devraient être au coeur des réflexions sur la lutte contre le réchauffement climatique. Pourquoi ? Parce que la planète souffre avant tout d’une croissance accélérée de la population mondiale. Développer l’autonomie, l’éducation, le rôle et l’importance sociale des femmes est un enjeu d’égalité … et d’écologie. Belle conclusion ! La question démographique est donc cruciale. Et il ne s’agit pas de faire preuve de malthusianisme contraint. Dans une tribune publiée par Le Monde, Frédéric Lemaître a fustigé toute tentation malthusianiste:
“Sommes-nous trop nombreux ? Longtemps taboue, la question revient dans les débats, portée par un double phénomène : l’insécurité alimentaire et le réchauffement climatique. Entre ceux qui doutent des capacités de la planète à nourrir 9 milliards d’individus en 2050 – après, le chiffre devrait diminuer – et ceux qui sont convaincus que la lutte contre le réchauffement climatique impose une moindre pression démographique, les thèses malthusiennes font à nouveau des adeptes.”
… pour mieux louer le rôle de l’émancipation des femmes dans la sauvegarde de la planète:
L’aspiration des femmes à plus d’égalité et les espoirs d’ascension sociale de leurs enfants par l’éducation sont, selon lui, les deux moteurs de la baisse de la fécondité. La parité et l’égalité des chances constitueraient-elles deux piliers du développement durable ? Ce serait en tout cas la meilleure réponse à apporter à Malthus qui, lui, n’envisageait pas que les pauvres puissent bénéficier de la moindre ascension sociale.
Cette grandissime information pourrait, devrait être rapprochée d’une récente polémique sur la contraception dans les lycées et collèges. La région Poitou Charente a proposé un “pass contraception” pour les lycéennes de la région. Le ministre de l’Education a réagi violemment, accusant Ségolène Royal de vouloir distribuer des pilules dans les cours d’école. On ne reviendra pas sur cette triste polémique qui déshonore un ministre. Faciliter l’accès à la contraception féminine est un enjeu majeur et indiscutable, même dans notre beau pays.
Bizarrement, l’une des réponses de Luc Chatel à la proposition de Ségolène Royal est quasiment passée inaperçue: “Distribuer des chèques contraception dans les lycées, c’est donner le sentiment que l’école ne fait rien en matière de prévention. Or ce n’est pas vrai. La distribution de préservatifs y est généralisée.” Voici donc la conception de Luc Chatel: les garçons peuvent être autonomes, les filles n’ont pas le droit à la maîtrise de leur sexualité.
Luc Mandret palie son manque d’inspiration blogosphérique pour s’interroger sur trois films préférés. Et il en cite 4. ça commence bien. Pire, il enjoint d’autres blogueuses et blogueurs à faire de même.
Ayant regardé plusieurs milliers de films depuis ma tendre enfance, j’aurai quelques difficultés à limiter mes références à trois oeuvres.
J’en citerai donc six
Die Hard, de John Mc Tiernan, un film d’action magistral, un héros fatigué et anodin qui souffre et s’en sort contre des vrais méchants.
Les Ailes du Désir, de Wim Wenders, un film sensible sur la légèreté de l’être, l’amour, la vie.
The Descent, de Neil Marshall. Des filles coincées au fond d’une grotte, des mutants qui attaquent, une peur primale et primaire (la claustrophobie). L’une de mes plus grandes frayeurs au cinéma.
Le Bon, la Brute et le Truand, de Sergio Leone. Que dire ? Le bon n’est pas vraiment bon, la brute est franchement brutale, le truand est sympathique de bêtise.
Les 400 Coups de François Truffaut. Le petit garçon qui finit par trouver la mer, dans une France de l’après-guerre qui déjà gère mal ses petites racailles. Une claque.
OSS117, de Michel Hazanavicius. Cette comédie a installé un mythe, Jean Dujardin, et ringardisé la comédie française traditionnelle pour des lustres.
Cette liste est imparfaite, incomplète. L’exercice est mal aisé, quand les films se bousculent. J’aurai pu citer Le Syndicat du Crime de John Woo, Time and Tide de Tsui Hark, Le premier jour du reste de ma vie, de Remi Bezançon, Mesrine de Jean-François Richet, ou Le Pianiste de Roman Polanski. Il en manque d’autres.
Diam’s avait choqué, surpris en apparaissant voilée de la tête au pied (hors visage), dans quelques clichés volés par Paris Match. L’icône du rap un tantinet féministe semblait sortir, par le bas, d’une grave dépression qui l’a frappée.
Diam’s, depuis, a sorti son album. Soutenue par les Ptites Racailles, j’ai acheté le dit album. Diam’s s’est aussi montrée, sur Canal+ il y a quelques semaines. Il faut reconnaître que nous avons crié trop vite. Ses chansons racontent sa propre souffrance, des convictions intactes contre un pouvoir sarkozyen, une rage contre les “ptits mecs en chaleur”, certains collègues rappeurs masculins, une déception amoureuse, son amour de l’Afrique et des banlieues. Le talent est intact. La sincérité également. Diam’s cache un crâne voilé sous une casquette. A celles et ceux qui peinent à comprendre comment cet accoutrement la protège et la libère, Diam’s répond partiellement, mais répond quand même. Au fil des phrases, elle fustige Carla Bruni, Kouchner et ses contrats au Gabon.
L’icône est écornée dans sa “pureté” féministe, mais la rage est encore là. Cet album semble comme une transitoire, avec des titres tels “I Am Somebody” (cf infra), “Les Enfants du Désert”, ou “Lili”. Cette chanson Lili, sur une jeune fille voilée exclue de l’école est troublante, énervante. Elle est courte, comme le jet d’un pavé qu’on jette dans une marre. On est éclaboussé, énervé. Diam’s reste primaire. Elle se place sur un terrain unique, celui de la compassion. C’est insuffisant. Le voile à l’école est inacceptable pour un laïque. Point barre.






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