Archives de Catégorie: Chroniques de droite

Rendre sa nationalité

"j’ai une soudaine envie de rendre ma nationalité française à qui de droit. "

C’est l’ami Bembelly qui s’y colle.

"En colère? Non, je suis juste lassé de lire ça et là des conneries et raccourcis entre football et nationalité et, j’ai envie de faire comme Gérard Depardieu le désormais Russe, personne ne l’avait emmerdé lorsqu’il avait opté pour la Russie…"

Je ne suis que Français, sans autre origine que quelques siècles de présence familiale dans ce pays. Et comme lui j’ai déjà ressenti cette curieuse impression d’avoir envie, besoin d’en sortir.

Il suffit parfois d’un Zemmour, d’une Le Pen, ou même d’un Sarko. Ou plus simplement d’un surcroît de nationalisme haineux.  La France a eut son lot de périodes où elle était honteuse. C’est même pour cela que certains déclament à voix haute et forte combien il faudrait être fier d’être né par hasard dans ce beau pays.  En général, celles et ceux qui braillent leur fierté nationale sont les mêmes qui sont devenus Français par naissance, c’est-à-dire par accident.

Bref, comment rendre sa nationalité quand vous n’avez que celle là ?

Si j’étais fils d’immigrés, je me tournerai peut-être vers celle de mes aïeux. Mon prénom Juan évoque quelques racines latines, mais lointaines.

Quand j’entends donc quelques réacs mettre en doute – comme Sarko hier – l’allégeance au drapeau à l’encontre de ceux qu’ils pensent être des enfants d’immigrés alors qu’eux même ne sont pas pour grand chose dans leur nationalité, j’enrage.

Sauver la droite ?

Sauver la droite est une démarche noble, nécessaire, maintes fois commentée et défendue sur ce blog même si nos orientations politiques sont radicalement opposées.

La démocratie a besoin de la juste expression de toutes les opinions, et notamment d’une droite républicaine qui rappelle à la gauche ce qu’elle doit être, et à l’extrême droite ce qu’elle est véritablement.

Quelques (sous)ténors de l’UMP se sont pliés à l’exercice de la tribune pour appeler au sursaut. L’UMP est en phase terminale, au moins pour sa première vie politique. Affaire Bygmalion, confusion idéologique, guerre des chefs, etc, l’opposition ne réussit pas à cette machine. A force de

Quatre (sous)ténors ont donc pris la plume.

  • Rachida Dati,
  • Laurent Wauquiez
  • Henri Guaino
  • Guillaume Peltier.

Déjà, il y a comme un intrus. Cherchez bien. Guillaume Peltier, l’ex-frontiste, partisan d’une Droite Forte qui chipe un à un les thèmes du FN. Ce garçon voudrait aussi qu’on oublie ses propres prestations sondagières nombreuses pour des municipalités de droite, souvent juste en-dessous des seuils d’appel d’offres.

La présence de Laurent Wauquiez interroge également. C’est le garçon qui a réussi a dénommé son mouvement "Droite Sociale" quand il fustigeait en même temps le "cancer social" de l’assistance sociale. Le même s’est encore alarmé que la gauche ait supprimé les 30 euros de franchise votée sous Sarkozy pour l’Aide Médicale d’Etat.

La droite républicaine est celle qui a compris que la République a besoin d’un compromis social solide et efficace. Peltier et Wauquiez sont-ils exemplaires de cette droite républicaine ?

Ensuite, il y a le lieu choisi pour le cri de gueule. Valeurs Actuelles. On ne présente plus ce canard boiteux de la Droite furibarde, si prompte à fustiger l’immigré, le  musulman, le délinquant, l’homo et le syndicaliste. valeurs Actuelles a pris le créneau de Minute aux marges de l’UMP. Est-ce là que l’on a envie de lire un appel à sauver la droite républicaine ? Non, seconde erreur.

Au secours.

MOUSKETEERS

 

(et merci à Ervé pour l’illustration!)

 

 

Valls et le piège à cons

Franchement.

Manuel Valls rencontre un assureur privé, pourquoi pas ? Jour après jour, ils sont quelques-uns avec qui nous dialoguons encore malgré les désaccords: pour ou contre les petits pas de Hollande, etc, etc.

Nous sommes nombreux à penser qu’il fait fausse route, on en débat. On tente de me convaincre que tout cela n’est que continuité, que Valls n’est pas l’ogre, qu’il ne faut pas personnaliser, que cette politique est un tout, que Valls ne fait que que suivre son président.

Ce jour-là chez un assureur, Manuel Valls est allé déclarer, en public et pour qu’on l’entende et le répète:

"Nous avons besoin d’entreprises, nous avons besoin d’entreprises de services et nous avons besoin de la finance"

Moi, aussi, Manuel, je t’emmerde.

Sincèrement.

 

Patrick Sébastien, au-delà du ridicule.

L’humoriste, employeur d’intermittents pour une émission de télévision diffusée samedi soir sur le service public, s’est autorisé une déclaration improbable, quelque part vers 23h30 samedi dernier.

Sur le coup, je n’ai pas voulu m’y arrêté. Puis, je me suis demandé. Mais comment donc pouvait-il justifier d’embaucher des intermittents du spectacle pour une émission de télévision comme celle-là ?

Cet étrange silence sur Le Pen

Il se passe quelque chose d’étrange.

Dans la Grande Décomposition que nous chroniquons – passons aux majuscules pour désigner le phénomène – la résilience du fond antisémite qui nourrit notre extrême droite nationale a encore choqué les esprits quand le patriarche Le Pen a usé de cette formule – la fournée – qui fait florès dans les milieux nazis depuis leur défaite de 1945.

La plupart des commentateurs ont attaqué cette saillie nauséabonde sur deux axes: ils ont certes rappelé combien cet antisémitisme vient de loin; ils ont surtout lourdement insisté sur le "déchirement" familial entre Jean-Marie et Marine comme pour mieux louer (involontairement?) la normalisation du FN. L’ampleur médiatique de ce "psychodrame" frontiste n’a pas lassé de nous énerver et de nous surprendre.

Dans deux billets consécutifs, Guy Birenbaum a joué aux archéologues. D’abord en rappelant d’où vient cette expression "fournée", Léon Degrelle, cet ancien nazi belge qui en 1979 livrait un texte édifiant, terrifiant, impuni.

Ensuite en s’arrêtant sur cette dame blonde assise aux côtés de Jean-Marie Le Pen dans chacune de ses videos sur son blog. Une dame, amie d’enfance de Marine, qui sur sa page Facebook publiait un renvoi vers un documentaire sur Degrelle avec cette dédicace: "À celui qui fut comme un père pour moi“.

Cette affaire renforce un argument: la normalisation de la Bête est une façade.

 

Le jour où l’UDI m’a invité

J’ai cru à une blague. C’était peut-être une preuve d’ouverture. Je me suis souvenu de cette prophétie d’une blogueuse ("Sarkofrance rejoint l’UDI") déclamée lors d’une rencontre de blogueurs/ses dans le fief de Nicolas.

Pour le coup, l’invitation m’a presque amusé.

Passer

Yves Jego, président
Hervé Morin, président du Conseil national

ont le plaisir de vous convier 
au 
Conseil national

samedi 14 juin 2014
de 11:30 à 17:00

Salle équinoxe
20 rue du Colonel Pierre Avia – Paris 15ème 
Tramway T2, Suzanne Lenglen | Métro ligne 8, Balard

 

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