You are currently browsing the category archive for the 'Chroniques d'opposition' category.

Je reviendrai plus tard sur un documentaire époustouflant intitulé La Domination Masculine, de Patric Jean. Tourné en France, en Belgique, et au Québec, ce film a fait l’objet d’une avant-première hier soir à l’UGC Ciné Cité Le Halles, à Paris. De nombreuses féministes, mais pas que (la projection était ouverte au public) étaient là. Le propos est simple : les hommes dominent-ils encore les femmes ?

J’ai pensé à mes deux enfants, un garçon et une fille, aux clichés qu’ils reproduisent, que nous leur avons fait reproduire (jeux violents pour le gars, créations pour la fille), aux pressions sociales et amicales, à des choses toutes bêtes qui occupent la vie d’un couple.

Qui fait les courses  ? Elle ou moi

Les repas (et les menus de la semaine) ? Elle.

Le ménage ? Moi.

La lessive ? Elle et moi.

Est-il génétique de savoir trier le linge blanc du linge de couleur avant de les mettre au lavage ? Non, et pourtant…

Oui, j’ai peur quand ma femme prend le volant de notre voiture.

En voyant ce document, j’ai eu parfois honte. Quelques “masculinistes” intervenaient, face caméra, pour expliquer des choses aussi diverses que “Une gifle, c’est juste un moment à passer”; “l’homme adapte le monde, la femme s’adapte au monde que nous avons créé”; “le féminisme est aussi bête que le nazisme.”

J’ai eu honte. Une furieuse de briser des genoux, déchirer des torax, massacrer des crânes d’oeufs. Les quelques témoins masculins semblaient cultivés, pour la plupart.

L’homme a installé son contrôle, physique et social, sur la femme depuis la nuit des temps. Cette dernière présente le double atout, le double risque d’enfanter, et d’enfanter les mâles. C’est très basique, c’est très “bête”, c’est très vrai. Une anthropologue, dans le débat qui suivit le film, nous rappela cette anecdote familiale si vécue : comment expliquez vous à vos enfants comment on fait les bébés ? “Alors, c’est papa qui met la petite graine dans maman…” La mère réceptacle, passive et fidèle. Le cliché. Je me suis souvenu avoir sorti la même anecdote, à mon fils, mais corrigée d’une précision : “… Et la graine de papa rejoint celle de maman.”

Le féminisme est une chose simple, quotidienne. Avant d’être une lutte pour l’égalité, réelle, des droits, c’est d’abord un combat pour ouvrir le regard de chacun sur le monde qui l’entoure.

A commencer par chez lui.

La blogueuse tunisienne Fatma Arabicca s’appelle en fait Fatma Riahi. Elle a été arrêtée le 3 novembre dernier, et devrait être jugée le 9 novembre pour “diffamation“. L’association Reporters Sans Frontières a pris sa défense. Des journalistes défendent une blogueuse. Qui a dit que blogs et journaux se faisaient la guerre ?

“Depuis son arrestation, les droits de la blogueuse Fatma Arabicca sont bafoués. Les autorités tunisiennes utilisent le prétexte de cette arrestation pour tenter de découvrir l’identité des blogueurs tunisiens anonymes. Nous demandons l’abandon des charges qui pèsent à l’encontre de Fatma Arabicca et sa remise en liberté immédiate”

Elle a 34 ans. Son propre blog a été fermé. Les autorités la soupçonnent d’être également la blogueuse anonyme du site “debatunisie“. Ce blog est largement critique et satirique contre le président Ben Ali, récemment réélu avec un score nord-coréen. Nicolas et Carla Sarkozy sont allés lui claquer la bise l’année dernière.

“La Tunisie est rassurée. Critiquée par tous les comploteurs colonialistes de la planète, jaloux qu’ils sont de nos progrès et de notre avant-gardiste président, nos journalistes de la presse sauvent notre honneur grâce  au témoignage inspiré d’un certain Jacques Doucinaud. Lisez son article et rendormez-vous, notre pays se porte à merveille” lire ici

debatunisie

 

 

“Pour combattre l’ex-ministre de l’Intérieur, il a une seule règle d’or – only facts. Revenir sans cesse aux faits signifiants, aux chiffres, aux résultats des politiques menées, les comparer à ses promesses, toujours. Refuser de s’essouffler à suivre sa fuite en avant, sa course à la « réforme », qui a justement pour but de désorienter l’opposition, en la forçant à réagir chaque semaine sur un sujet différent, sans logique d’ensemble ni perspective temporelle large. Jamais tout cela n’a été aussi vrai.”

Julien Dray.

Le conseil est judicieux. Certains fêtent le mi-mandat de Nicolas Sarkozy. Ils ne sont pas nombreux. j’ai relu cette maxime. Julien Dray avait raison. On s’égare parfois dans la critique. Cette dernière doit en fait porter sur deux points, les valeurs et les actes.

En 2007, Sarkozy a gagné sur les valeurs, plus que sur des promesses concrètes. Ces dernières étaient rares, disséminées ici ou là et peu décrites. Il y avait les heures supplémentaires, les peines planchers, le bouclier fiscal. Pour le reste, beaucoup de paroles vagues. Mais sur les valeurs, le combat fut essentiel. Et sur les valeurs, Nicolas Sarkozy a tout perdu.

Attaquer un homme politique sur les valeurs est un combat difficile, subjectif, propice aux accusations les plus violentes. C’est un combat jubilatoire, dangereux et nécessaire.

happy birthday Mister Président !

On est toujours là.

 

Twitter

 

novembre 2009
L Ma Me J V S D
« oct    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Diaporama

Lianne et Tarzan 25 décembre 2008

Affiche PC 2008

Juan Sarkofrance vaudou

More Photos

Je les soutiens