Où Nicolas Sarkozy partira-t-il en vacances cet été ?

C’est le grand concours de l’été, celui auquel il faut se préparer. Où notre Président partira-t-il cet été en vacances avec Carla Bruni ? Mes suggestions :

1. A Pétra

2. A Pékin

3. A Venise (ou ailleurs en Italie)

4. A Wolfboro (ou ailleurs aux Etats Unis, pour les dernières semaines de George Bush au pouvoir)

5. A Bali (ou ailleurs en Asie du Sud Est)

6. A Marrakech, dans une villa prêtée par Vincent Bolloré.

Je vote pour Venise et Marrakech. Et je demande à Peuples, O16O, Donatien, CeeCee et Trublyonne de faire de même.

Sarkofrance ne peut pas s’arrêter

C’est très bizarre, sans doute flatteur. Ce n’était pas le but. Il y a un an, je me suis énervé sur ce slogan sarkozyste “Travailler plus pour Blablabla.”

J’ai toujours travaillé plus que les autres. J’ai toujours entendu l’exclamation: “mais comment fais tu ?

Je suis besogneux. Pas intelligent. Besogneux. Je réfléchis vite, trie vite, trébuche, rebondit et repars. Tout le temps. Rien de surhumain. Le serveur du bistrot du coin travaille autant.

Arrivé récemment dans la blogosphère, j’ai entendu ces remarques: mais tu es combien ?

Tout seul.

Comme tous les vigilants.

Une rupture de connection informatique et je stresse. Une absence à l’étranger, et je cherche le WIFI local, le poste anonyme. En déplacement il y a 15 jours quelquepart en province, j’ai préféré raquer 15 euros l’heure pour bloguer.

Pas de rupture de service chez Sarkofrance.

J’ai lancé quelques appels à contribution. Sarkofrance est à vous. Mais Finalement, la blogosphère, y compris vigilante, est composée de personnalités. Le blog est un mode d’expression politique, personnelle et intime. Cela ne se fédère pas autrement que dans un portail comme celui de massi.

Pas de rupture de service chez Sarkofrance.

J’ai rencontré Christian Clavier

C’était l’une de ses récentes journées où l’on annonçait à répétition l’officialisation du divorce des Sarkozy. Il ne fut pas question de Nicolas ni de Cécilia. Nous étions plusieurs. Atmosphère conviviale. Clavier me semble sorti des Bronzés 3, cette débauche d’argent vulgaire. Il pris 15 minutes à raconter son expérience de gastronome. “Je n’y connais pas grand chose.” Il a été admis dans le club des 100, un groupe de gastronomes qui se réunit de repas en repas. “Au moins, personne ne m’a demandé ce que cela faisait de connaître Sarkozy” a-t-il déclaré en fin de soirée. Il était détendu, souriant, aimable, et même humble.

Le marché crée-t-il la politique ?

Libération a ouvert son Forum à Grenoble vendredi 14 septembre. Dans ses multiples face-à-face, Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, se retrouver face à Denis MacShane  Ancien ministre britannique des Affaires européennes. Ce dernier fait preuve d’un pragmatisme très britannique et énonce 10 propositions. Malheureusement, ces réponses ne correspondent pas à la question . Et elles sont souvent d’une confondante langue de bois. Jugez plutôt:

1. Enoncer clairement le problème. Les pauvres existent. La pauvreté existe. La gauche a recours à des euphémismes comme «exclusion sociale» alors qu’au quotidien, la pauvreté n’a pas disparu.

2. Tirer des enseignements des autres pays. Pourquoi certains pays, certaines régions, sont-ils moins pauvres que d’autres ?

3. Décréter un salaire minimum européen. Le concept d’un salaire de base, sous la supervision des syndicats, devrait devenir un droit universel.

4. Ne pas toujours s’en prendre aux riches. Inégalité et pauvreté ne sont pas la même chose. Combattre la pauvreté reste la priorité.

5. Introduire un impôt sur le revenu «négatif». C’est l’un des succès surprises de la Grande-Bretagne du Labour. 6 millions de personnes aux faibles revenus perçoivent une aide de l’Etat par le biais du système d’imposition. Cette redistribution convertit des aides sociales en salaires.

6. Trouver du travail pour les travailleurs. La pauvreté n’a jamais été vaincue uniquement par l’aide sociale. La pauvreté la plus dure sera abolie par le travail.

7. Réinventer les syndicats. Les pauvres sont exclus des syndicats qui ne représentent que les salariés. En France, les salariés de la plupart des syndicats sont payés par les contribuables. C’est un transfert de revenus d’ouvriers pauvres vers le secteur capitaliste en faveur de salariés aux emplois protégés.

8. Dire la vérité sur la pauvreté dans le monde. Le FMI et la Banque Mondiale paupérisent la planète. Ils représentent des élites politiques qui volent la richesse de leurs nations pour la placer dans des banques.

9. Ouvrir les économies. Le protectionnisme agricole en Europe contribue à la pauvreté en Afrique. La pauvreté ne sera pas abolie en France tant qu’elle existera au Maroc ou au Sénégal.

10. Donner plus de pouvoir aux femmes. Elles sont les vraies pauvres de l’Europe et du monde.

Précarité.com

J’espère collaborer à un nouveau site sur la précarité dans le travail. Chômage, harcelement, formation, exclusion professionnelle. Le sujet est vaste. Le débat est rare.

Exemple: la séparation amiable, telle que proposée par Laurence Parisot la semaine précédente, favorise-t-elle la précarité ? Un bloggeur influent m’a traité de naïf. Il est journaliste. Moi pas. Il a un statut particulier. Moi pas. Qui de nous deux est le plus précaire ? Les précaires sont ignorés par tous. Ils votent peu. Ils ne sont pas syndiqués. Ils se cachent parfois.

Travailler plus… dès la maternelle

Rue89.com publie une excellente analyse des travers éducatifs du système français : des enfants scolarisés très tôt pour être mis au pas très tôt.

“En France, dès la maternelle, on est obnubilé par le programme, l’apprentissage et l’évaluation. On ne joue plus; alors qu’ailleurs, comme en Norvège ou en Finlande, on laisse les enfants jouer jusqu’à 7 ans. Ils ne sont pas moins intelligents ensuite!

“A 8h35 pétantes, on ferme les portes de la maternelle, sans faire de travail de suivi avec les parents. On prépare des professeurs des écoles qui n’ont pas de formation spécifique et sont obligés de laisser un nombre non négligeable d’enfants sur le côté, d’emblée en échec scolaire.”

Contrat de travail: divorce à l’amiable

L’auteur de ces lignes reste généralement excessivement prudent face aux propositions du Medef. Laurence Parisot a eu raison de proposer une quatrième forme de rupture du contrat de travail: la “séparation à l’amiable.”

Et Nicolas Sarkozy a eu raison d’approuver la proposition.

Un salarié en contrat à durée indéterminée, qui n’a pas le bénéfice de dispositions catégorielles telles la clause de conscience des journalistes, ne peut quitter une entreprise française que de trois façons.

Premier cas : il est viré pour raison économique (”licenciement économique”); ceci suppose que le poste est supprimé. L’employeur ne peut pas recruter un remplaçant pour le même poste. Dans la pratique, certaines entreprises jonglent avec les intitulés (le poste d’assistant devient un poste d’adjoint, etc).

Second cas: le licenciement pour faute (grave ou pas). Traumatisant pour le salarié, cette procédure débouche souvent sur une plainte au conseil des prudhommes.

Troisième cas: la démission. Compte tenu de la précarité ambiante, c’est un saut danss le vide. Un salarié démissionnaire perd le bénéfice de la quasi-totalité des filets de sécurité sociale habituels (indemnités chômage, etc).

J’ai déjà eu l’expérience des 3 cas de figure. Imaginer qu’un employeur et un employé puissent constater une séparation à l’amiable est une excellente idée. Juste du bon sens. C’est incompréhensible que la proposition n’arrive qu’aujourd’hui.

Le vrai débat sera sur les modalités : quelle procédure doit on définir pour protéger le salarié d’abus éventuels ?

Laurence Parisot l’avait déjà proposé dans le passé. Les syndicats s’y étaient opposés. Leur réticence portaient justement sur ce déséquilibre “naturel” dans la relation employeur/employé et l’inquiétude qu’un licenciement à l’amiable pourrait conduire à des abus. D’autres blogueurs détestent. Et pourtant.