En 2007, la campagne présidentielle avait révélé au “grand” public l’existence, et la popularité, des blogueurs politiques. A l’époque, je faisais partie du “grand” public.
En 2008, les blogueurs et les journalistes se frottent, s’attaquent ou se soutiennent. Marianne accueille des “blogueurs associés.” Le magazine avait déjà ouvert ses colonnes depuis l’origine à un important courrier des lecteurs, voire à des chroniqueurs “qui ne pensent pas comme nous.” C’est un peu la suite d’une même démarche.
Récemment, Versac a fermé son blog après un duel 2.0 avec Apathie, le chroniqueur politique de RTL. Morandini a voulu se farcir notre estimé confrère Luc Mandret. Serait-ce la guerre ?
Je ne suis pas journaliste. Je suis très flatté d’être parfois publié par Marianne, je suis souvent très énervé de la paresse de certains journalistes qui pourraient au moins passer 15 minutes sur Google avant de publier des bétises; je suis toujours admiratif du travail des journalistes en général.
je suis peut-être blogueur. Techniquement, je le suis; psychologiquement, je ne le suis pas. Le blog peut être une seconde vie, voire le principal d’une vie. Bloguer use les proches, défoule les nerfs. Le journaliste est troublé par cette liberté du blogueur, subjectif et souvent expert. le blogueur devrait être admiratif du journaliste, celui qui raconte la guerre au Darfour ou subit Nicolas Sarkozy au quotidien.
Quand Apathie attaque Versac, il témoigne d’un trouble. Le blogueur exprime souvent librement sa subjectivité, et sans formule de politesse. Quand Versac s’indigne de la risposte d’Apathie, il oublie que les joutes éditoriales sont fréquentes dans le monde de la presse.
Quand Morandini attaque Lancelot, ben… Il n’a juste rien compris.
Mais on le savait.