Fox attaque Obama (2)
18 juillet 2008 — sarkofrance
Si vous croyez que les médias français sont manipulés, n’allez pas aux Etats-Unis. Petite compilation sur le traitement de la campagne de Barrack Obama par le 5ème réseau américain, Fox News.
Saloperie en barre.
Le vote est aussi, et surtout, une question d’exclusion. Passées les évidentes éliminations à droite (Front National, UMP, MPF, MNR), la question reste (presque) entière.
Les gauchos de l’extrême gauche m’amusent. “Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !“
Et les non-prolétaires, on en fait quoi ? L’extrême gauche a raté une étape: il faut élargir la zone de chalandise comme on dit en marketing. Trop peu de gens s’identifient (ou veulent s’identifier) aux prolétaires. Il faut élargir et se placer sur le terrain de l’éthique : qui a décidé que mon patron avait droit de vie ou de mort sur ma vie professionnelle ? Pourquoi n’aurais-je pas droit à la parole sur les choix d’entreprises ?
La dénonciation permanente est usante (c’est Juan de Sarkofrance qui vous le dit ! Paradoxe.)
Je ne pourrais pas voter pour Lutte Ouvrière ou le Parti des Travailleurs. Sous couvert de lutte pro-travailleurs, ces partis s’apparentent à des sectes.
Je ne pourrais pas voter pour Jean-Pierre Brard ou Maxime Gremetz. Bizarrement, je pourrai voter communiste (je l’ai déjà fait), si le candidat n’est pas troublant. Brard est tombé dans le pot de confiture à Montreuil. Inutile de le sauver. Gremetz terrorise ses collaborateurs et a quelques difficultés à critiquer le bilan de l’Union Soviétique.
WSWS: Comment voyez-vous l’expérience de l’Union Soviétique?
MG: Cela a été une expérience historique donnée qui a joué un grand rôle dans le monde, y compris dans les pays capitalistes.
Et vous ?
“Si ça continue comme ça, Sarko va encore passer.”
Ma femme a eu cette réflexion, un matin en écoutant France Inter au petit déjeuner. On entendait la Xième dispute entre socialistes. je me suis dit qu’il faudrait que certains accélèrent le rythme de leur refondation.
Je pourrai voter Modem. Il faudrait qu’il soit en tête de l’opposition à l’UMP Sarkozyste.
Je pourrai voter Socialiste. Je l’ai fait plusieurs fois, et pas seulement au second tour. Même si Ségolène Royal n’est pas candidate. Même si Fabius était candidat. Même si DSK se présentait. j’arrête les scenarios catastrophes.
Je pourrai voter Besancenot. Attendre le grand soir. Casser du bourgeois (merde ! rayez pas ma Zaphira !). Besancenot pourrait comprendre que gouverner, c’est choisir et prévoir.
Je pourrai voter Vert. Après tout, je cotise toujours. Les Verts restent le parti le plus visionnaire et intelligent de la gauche française.
Fondamentalement, je crois que 50% des positions politiques ne sont que des postures. J’imagine une réunion où chacun viendrait masqué et anonyme pour débattre. Les points communs seraient nombreux.
Je n’imagine pas un militant du nouveau Parti Anti-Capitaliste ne pas comprendre qu’il faille laisser une certaine motivation au profit pour que des entreprises se créent et se développent .
Je n’imagine pas un militant du MODEM ne pas comprendre que la cogestion simple et directe est une nécessité en entreprise.
Je n’imagine pas un militant PS ne pas comprendre que le nucléaire ne sert à rien pour les voitures.
Je n’imagine pas un Vert ne pas comprendre que …. Je sèche. Je suis encore trop Vert.
Aidez-moi.
Bravo à Dagrouik pour son initiative.
En 2007, la campagne présidentielle avait révélé au “grand” public l’existence, et la popularité, des blogueurs politiques. A l’époque, je faisais partie du “grand” public.
En 2008, les blogueurs et les journalistes se frottent, s’attaquent ou se soutiennent. Marianne accueille des “blogueurs associés.” Le magazine avait déjà ouvert ses colonnes depuis l’origine à un important courrier des lecteurs, voire à des chroniqueurs “qui ne pensent pas comme nous.” C’est un peu la suite d’une même démarche.
Récemment, Versac a fermé son blog après un duel 2.0 avec Apathie, le chroniqueur politique de RTL. Morandini a voulu se farcir notre estimé confrère Luc Mandret. Serait-ce la guerre ?
Je ne suis pas journaliste. Je suis très flatté d’être parfois publié par Marianne, je suis souvent très énervé de la paresse de certains journalistes qui pourraient au moins passer 15 minutes sur Google avant de publier des bétises; je suis toujours admiratif du travail des journalistes en général.
je suis peut-être blogueur. Techniquement, je le suis; psychologiquement, je ne le suis pas. Le blog peut être une seconde vie, voire le principal d’une vie. Bloguer use les proches, défoule les nerfs. Le journaliste est troublé par cette liberté du blogueur, subjectif et souvent expert. le blogueur devrait être admiratif du journaliste, celui qui raconte la guerre au Darfour ou subit Nicolas Sarkozy au quotidien.
Quand Apathie attaque Versac, il témoigne d’un trouble. Le blogueur exprime souvent librement sa subjectivité, et sans formule de politesse. Quand Versac s’indigne de la risposte d’Apathie, il oublie que les joutes éditoriales sont fréquentes dans le monde de la presse.
Quand Morandini attaque Lancelot, ben… Il n’a juste rien compris.
Mais on le savait.
C’est une citation de Nicolas Sarkozy, d’après LE POINT. Cette phrase m’a fait penser à cette critique que j’entends ici ou là. Arrête de harceler le Président ! Tu oublies les idées, le fonds, la réflexion. Certains commentaires sur Marianne2.fr sont éloquents.
Ainsi Eric (commentaire n°5):
Elle (Ingrid) ne connait pas non plus Marianne….Journal antisarko primaire avec des journalistes qui savent tout, prennent des risques énormes en proposant des idées (c’est une blague….) et qui ont fait d’un minimum d’objectivité leur fondement professionnel (à lire au sens premier….minimum). Faire passer en permanence Sarko pour un dictateur c”est de la totale désinformation. Je pense que vous devriez aller faire un tour dans un vrai pays dictatorial pour savoir de quoi vous parler. Je ne vous demande pas d’être d’accord avec lui. Simplement essayez déjà de ne pas être dans la mauvaise caricature.
Le blog est l’occasion de croiser beaucoup de connards.
L’écriture anonyme, solitaire derrière un écran, déshinibe.
On tombe vite dans l’excès.
Ségolène Royal a eu de tacler trois fois de suite Nicolas Sarkozy ces derniers jours : contre sa captation médiatique de la libération d’Ingrid Betancourt, contre sa gouvernance clanique de la France, contre les soupçons qui entourent la mise à sac de son appartement.
Sarkozy n’était pas au courant du plan de libération de Betancourt
Le royaume des barbouzes
Sous De Gaulle, des barbouzes tuaient Ben Barka. Sous Giscard, un ministre se noyait dans une flaque d’eau. Sous Mitterrand, une actrice et un journaliste étaient sur écoute. Sous Chirac, … un barbouze en col blanc traffiquait des listings informatiques. L’ex-candidate ne se fait guère d’illusions :
«Je suis sans doute suivie puisque que les policiers eux-mêmes ont trouvé très étrange, qu’entre 8h30 et 10h30 le soir de la mise à sac (de son appartement), il y a cette intervention très professionnelle dans un temps très court et à un moment où il n’y a pas de cambriolage car il y a beaucoup d’allers et venues» (source)
Comme par hasard, un “proche de l’Elysée” a révélé, après l’attaque de Ségo, que la responsable du premier cambriolage début 2007 de l’appartement de Mme Royal avait été identifiée. Ben voyons.
Elle n’est pas la seule à avoir raison.
«Sarkozy est le porte-parole d’un clan»
Ce n’est pas moi qui le dit, c’est François Bayrou. Ségo est allée plus loin. Elle a sous-entendu que les visites régulières de son appartement pouvaient être inspirées par la Présidence.
Porte-parole d’un clan, c’est évident.
Nouveau défi, plus fun que Secret Story ou Koh Lanta. J’aimerai que 5 blogueurs “gauchisses” nous donnent les 4 qualités qu’ils admirent le plus chez Nicolas Sarkozy: Donatien, Nicolas J, Dagrouik, Marc Vasseur, et Olivier Bonnet. Un exercice estival pour s’amuser.
Pour n’exclure personne, j’inclus Authueuil dans la boucle, même si son indulgence envers le Président est prévisible.
Voici les miennes.
1. Nicolas Sarkozy est sincère.
2. Nicolas Sarkozy est volontaire.
3. Nicolas Sarkozy est rancunier.
4. Nicolas Sarkozy laisse son émotion parfois le conduire.
Il peut être paradoxale de me voir complimenter ainsi un comportement que j’ai souvent reproché à celui qui est censé incarné la Présidence. Mais l’émotion ne saurait en être absente. Tout est une question de maîtrise.
En l’espace de 2 semaines, Ségolène Royal a tapé le Président Sarkozy comme personne. Ingrid Betancourt à peine libéré qu’elle explique, du Québec, que Sarkozy n’y est pour rien. L’UMP et la presse lui tombent dessus, ses “camarades” ne l’aident pas beaucoup. Quelques jours après, elle frappe à nouveau. L’image est brutale et … si juste.
Hasard du calendrier, son appartement est mis à sac. Une mise en scène pour faire peur ?
Ce qui est réjouissant dans ces attaques contre le Président, c’est leur juste dosage. Plus Sarkozy est présent dans les médias, plus la riposte de Royal est brutale. Quand on voit Sarko passer une après midi devant les caméras avec Ingrid Betancourt, la réplique de Ségolène Royal fait du bien.
Quand Sarkozy provoque les syndicats, et les salariés, l’ex-candidate réplique à nouveau, et plus durement encore.
Son coup est bien logé, là où ça fait mal - le fric, c’est pas chic .