Chroniques précaires : on ne prête qu’aux riches.


En 2000, un ami a créé son entreprise d’édition dans le domaine culturel. Initialement seul, il a embauché un stagiaire, puis un employée. Sa PME compte aujourd’hui 3 personnes. Quelle fut l’attitude des banques, alors qu’il n’a ni emprunt ni historique de défaillance de paiements, 7 ans après sa création ? Auccun découvert autorisé. Pas un euro. Sa société est juste à l’équilibre.

En 2004, une proche a repris un commerce de prêt-à-porter, avec un associé déjà propriétaire de 3 boutiques profitables. Pour racheter le fonds de commerce et financer les aménagements intérieurs, il fallut emprunter. Le Crédit Mutuel accepta de prêter 12 000 euros, avec caution personnelle. Aux premiers aménagements, premières surprises: la banque déclara qu’elle libérerait les fonds à fur et à mesure de la réception des factures de travaux. Envie de meurtre. Changement de banque.

Morale de l’histoire : on ne prête qu’aux riches.

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